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COVID-19: les cigarettiers, un service essentiel, selon le gouvernement Legault

cigarettes Rothmans
Photo Simon Clark L’usine de Rothmans à Québec maintient ses activités, malgré la fermeture de nombreuses entreprises.

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Malgré la fermeture de la majorité des entreprises du Québec, les fabricants de cigarettes font partie des services considérés comme essentiels et leurs usines continueront de rouler pendant la pause de trois semaines décrétée par le gouvernement Legault.  

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En effet, les usines de JTI-MacDonald, sur la rue Ontario à Montréal, et de Rothmans, au centre-ville de Québec, poursuivent leurs activités normalement, en pleine crise du coronavirus, a pu constater Le Journal.  

Le gouvernement Legault explique avoir ainsi voulu éviter la création d’un marché illicite, comme celui qui prévalait au Québec dans les années 1990.  

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«C’est un enjeu de santé publique similaire à celui entourant l’alcool ou le cannabis. Nous voulons éviter de couper la source d’approvisionnement en tabac dans les épiceries et les dépanneurs, et ainsi encourager la contrebande», explique l’attaché de presse du ministre de l’Agriculture.   

Mesures pour les employés  

Chez Rothmans, Benson & Hedges, on confirme que l’usine de Québec «maintiendra ses activités».  

«Toutes les entreprises qui produisent des intrants ou des matières premières nécessaires aux services prioritaires ont été jugées essentielles, y compris Rothmans, Benson & Hedges, qui approvisionne les épiceries et les dépanneurs», explique le directeur des affaires publiques de Rothmans, Benson & Hedges, Jeff Gaulin.  

Toutefois, seuls les employés directement impliqués dans la production sont présents à l’usine, les autres travaillent de la maison dans la mesure du possible.  

«Tous les salariés présentant un risque particulier (âgés de plus de 60 ans, enceintes et ayant des problèmes de santé préexistants) ont été invités il y a 10 jours à rester chez eux et sont payés normalement, même s’ils ne peuvent pas travailler à domicile», ajoute l’entreprise.   

Les employés présents, eux, doivent «maintenir en permanence une distance sociale de deux mètres entre eux».   

Avis aux vapoteurs, par contre, leurs fournisseurs devront demeurer fermés. La directrice générale de l’Association Québécoise des Vapoteries craint d’ailleurs que les consommateurs se tournent vers la cigarette. «La plupart vont recommencer à fumer», croit Valérie Gallant.

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