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COVID-19: Les uniformes seront fournis aux infirmières

hôpital Pierre-Boucher
Photo d'archives

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Les infirmières au chevet des patients atteints de la Covid19 auront droit à des uniformes fournis et lavés par les hôpitaux afin d’éviter de propager le virus dans leur foyer.

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Plusieurs infirmières s’inquiétaient de contaminer leurs familles en rapportant et lavant leurs uniformes à la maison. Des citoyens étaient aussi préoccupés à la vue d’infirmière en uniforme à l’extérieur des hôpitaux.

Cette mesure s’appliquera tant que l’état d’urgence sanitaire sera en vigueur.

La Fédération des infirmières du Québec (FIQ) s’est entendue avec le gouvernement lors d’une négociation la nuit dernière.

«On vient de l’avoir, on a eu quelques gains à la table [des négociations] par rapport à ça», souligne la vice-présidente.

L’entente précise également que les infirmières devront recevoir l’équipement de protection nécessaire, mais aussi que les femmes enceintes ou immunodéprimées soient retirées de la première ligne.

Les établissements fournissaient et lavaient déjà des uniformes selon les secteurs d’activités comme pour le bloc opératoire. Dans d’autres départements comme l’urgence ou les soins intensifs, les politiques variaient selon les hôpitaux québécois.

«Notre demande était d’uniformiser tout ça», a expliqué au Journal la vice-présidente de la FIQ Linda Lapointe.

«Comme les blocs opératoires roulent de façon très restrictive [...] possiblement que l’employeur pourra utiliser ces uniformes pour ceux qui sont en lien avec les patients qui sont COVID positif ou à risque», dit-elle.

Possible aussi que le gouvernement fasse une commande massive d’uniforme, ajoute-t-elle.

Négociation pas « sur pause »

La FIQ a conclu une entente avec le gouvernement au sujet des uniformes, mais continue de discuter concernant d’autres enjeux notamment une rémunération additionnelle pour les travailleurs de la santé dans le contexte de crise actuel.

Mais la pandémie n’est pas le seul sujet abordé à la table des négociations.

Cet automne, le gouvernement Legault avait effectivement amorcé des négociations avec les syndicats de la fonction publique, dont les travailleurs de la santé, afin de renouveler les conventions collectives qui arrivent à terme à la fin du mois.

«Nous on demandait au gouvernement de négocier que les mesures liées au COVID, explique Mme Lapointe. Mais le gouvernement ne voulait pas une table juste sur le COVID... nous on était prêt à suspendre le reste des négociations.»

Ainsi depuis dimanche dernier, en pleine pandémie, le syndicat négocie jour et nuit l’ensemble des conventions collectives de leur membres avec le gouvernement

«C’est un package, ou on règle tout ou on ne règle rien... Tout est sur la table, ce n’est pas notre choix, mais il fallait embarquer dans le train, poursuit la vice-présidente. Ils ne nous laisseront pas partir avec le package COVID si on ne s’entend pas pour le reste. La condition est qu’on s’entende sur tout.»

Le premier ministre Legault a toutefois déclaré jeudi que la protection du personnel de la santé n’était pas un enjeu de négociations.

«Nos anges gardiens sont sur la première ligne en cette période de pandémie et il faut assurer leur santé et leur sécurité. Cela dit, nous avons des discussions avec les syndicats en vue du renouvellement des conventions collectives, mais c’est un enjeu traité à part. Nous ne négocierons pas sur la place publique», a fait savoir son attaché Ewan Sauves, par courriel.

Invité à préciser, M. Sauves a ajouté : «Nous ne ferons pas de compromis pour la sécurité et la santé du personnel de santé. Surtout en contexte de pandémie. C’est non négociable. Maintenant, effectivement, nous avons des discussions sur plusieurs enjeux, mais on ne les commentera pas sur la place publique. Ce qui est certain, c’est qu’on souhaite donner à nos anges gardiens les outils dont ils ont besoin pour affronter les défis des prochaines semaines.» 

Le blitz de négociation se poursuit jusqu’à dimanche.    

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