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L’Hôpital général juif débordé par l’explosion des cas de coronavirus au Québec.

Hôpital général juif
Photo Chantal Poirier

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Le premier hôpital désigné à Montréal pour soigner les malades infectés par le coronavirus est débordé avec l’explosion des cas au Québec.  

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« C’était la tempête aujourd’hui, plusieurs admissions aux soins intensifs directement parce qu’il y avait [des malades] en mauvais état », souffle l’intensiviste de l’Hôpital général juif, le Dr Michel De Marchie.

Hôpital général juif
Photo Pierre-Paul Poulin

Hier, l’Hôpital comptait 39 patients hospitalisés à cause de la COVID-19, dont 17 aux soins intensifs. Mais la présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal, Francine Dupuis, affirme que « tout change rapidement, c’est incroyable ».

L’étage dédié aux hospitalisations de la COVID-19, surnommé le K10, ne suffit plus et des patients infectés sont aussi sur d’autres étages, confirme-t-elle.

« Nous sommes frappés de plein fouet et je n’escompte pas un répit avant le 15 avril », poursuit le Dr De Marchie.

Pour sa part, Mme Dupuis estime que « tous les hôpitaux montréalais vont devoir mettre l’épaule à la roue, si ça continue d’augmenter ».

Hôpital général juif
Photo Pierre-Paul Poulin

Pour l’instant, les hôpitaux Sacré-Cœur et Maisonneuve-Rosemont ont aussi été désignés pour recevoir les patients atteints du coronavirus à Montréal, la région la plus touchée au Québec.

Manque de matériel

Elle s’inquiète aussi pour le manque d’équipements de protection, soulignant que cette semaine est « la plus difficile ». « Il n’y a personne qui en a assez », dit-elle à propos des masques, notamment.

La priorité est donnée au personnel soignant les patients hospitalisés et symptomatiques, mais le CIUSSS aimerait fournir de l’équipement aux cliniques médicales et employés faisant des visites à domicile, mais c’est impossible pour l’instant. 

Mme Dupuis dit avoir reçu l’assurance du ministère que des quantités significatives de matériel sont en route pour la semaine prochaine. Une bonne nouvelle, car la situation deviendrait « problématique » sans un nouvel arrivage.