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Litige entre les pompiers de Québec et leur syndicat

Les pompiers de Québec se disent en «danger» et exigent de nouvelles règles sanitaires

Bloc Incendie Pompiers feu
Photo d'archives, Agence QMI

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Les pompiers de la ville de Québec disent être «en danger» et contestent leur syndicat qui refuse, selon eux, de négocier avec la ville de nouvelles règles de confinement pourtant mis en place dans les casernes de Montréal.  

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Un froid important semble s’être installé entre les pompiers de la ville de Québec et l’Association des pompiers professionnels de Québec (APPQ). Dans une missive envoyée à quelques journalistes, des pompiers de la ville disent se «sentir en danger».   

Horaire de 24 heures  

Ceux-ci exigent de nouvelles règles d’isolement inter-caserne qui impliquerait la mise en place d'horaires de 24 heures pour isoler les casernes, ainsi que la fin des remplacements entre casernes. Ces mesures permettraient d’éviter la contamination entre casernes comme c’est le cas à Montréal où ces mesures sont sur le point d’être mises en place.   

Ces pompiers inquiets estiment essuyer un «refus total» du syndicat affirmant qu’il ne veut pas «toucher à la convention collective». Il fait valoir que les chefs ne se déplacent plus en caserne tandis que les sapeurs, eux, peuvent être appelés à faire des remplacements dans différents secteurs de la ville.   

«Il suffit d’un cas et ça va faire un carnage dans la caserne», illustre-t-on.   

Appel au clame  

Bien au fait de la grogne, le président de l’Association des pompiers professionnels de Québec, Éric Gosselin appelle ses membres à «relativiser» la situation. Il affirme que des discussions ont lieu quotidiennement avec la ville, mais que pour le moment les règles «ont été considérées suffisantes».   

M. Gosselin réfute également l’argument selon lequel les pompiers de Montréal ont mis en place l’horaire de 24 heures. «L’exposition n’est pas la même, ils sont premiers répondants, nous on l’est pas», illustre M. Gosselin.   

Il a répété à plusieurs reprises que tout était sur la table selon la situation. «Dire qu’on refuse c’est faux, ce n’est pas vrai, mais on n’est pas dans cette situation», poursuit M. Gosselin. «Il faut être raisonnable dans nos demandes», réplique-t-il.  

En après-midi le maire Régis Labeaume a réagi à ce litige. «Je vais vous dire que toutes les mesures concernant leur santé sont prises. Actuellement, il n'y a pas de problème. » Il a ajouté qu'«il ne faut pas utiliser la crise actuelle pour tenter de faire changer dans la façon de travailler quand ce n'est pas nécessaire et dans les conventions collectives. »  

Au sujet de la mise en place de l'horaire 24h, M. Labeaume a été particulièrement direct : «Si ça avait du bon sens, on l'aurait déjà appliqué. On pense que ce n'est pas une bonne idée pour différentes raisons.»  

–Avec la collaboration de Stéphanie Martin.