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On est une armée...

Dans l’adversité, quand le vent de face est fort, c’est la somme des petits gestes qui nous pousse en avant...

On est une armée...
Image courtoisie Christian Quesnel, bédéiste

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«On est une armée»... Le premier ministre François Legault, en conférence de presse, à propos de la nécessité de nous rassembler dans la lutte contre la pandémie.

On est une armée...
Joël Lemay / Agence QMI

#ÇaVaBienAller

Oui, ça va bien aller... Je ne dis pas ça légèrement, je n’ai pas le tempérament d’un optimiste débridé, croyez-moi. Aussi, quand on me présente des slogans éculés qui s’appuient sur du vide, je doute. Je rage aussi.   

Plus jeune, les hippies fils et filles de hippies m’agaçaient justement pour ça. Les arcs-en-ciel, les papillons...   

Bref.   

Quand j’ai vu apparaître le mot clic #ÇaVaBienAller sur les réseaux sociaux, j’ai douté. Comme d’habitude. Mais pas longtemps.   

Car à l’évidence, chez nous, la majorité a décidé de ramer dans la même direction. Et ça, je trouve ça inspirant. Bien sûr, il y aura bien quelques pisse-vinaigre, c’est la nature humaine. Mais ils sont peu nombreux. Et isolés.   

Aussi, et à l’évidence, ceux et celles dont on vante le travail actuellement au Québec pour leur gestion de la crise commettront des erreurs. Tout ne sera pas parfait. Comment leur demander ça de toute façon?! Tout ce qu’on leur demande c’est la sincérité dans la bataille et la transparence.   

Tout va bien de ce côté-là.   

En passant, vous avez vu comment ça se passe en Nouvelle-Zélande? On salue le travail du PM Legault, et ça se passe un peu comme ça là-bas aussi. Une première ministre attachante, et immensément populaire.   

 

Image prise sur la route 317 entre Chénéville et Lac-Simon, en Outaouais
Photo Steve E Fortin
Image prise sur la route 317 entre Chénéville et Lac-Simon, en Outaouais

Pourquoi je continue de croire que #ÇaVaBienAller? Car l’esprit de solidarité dans la bataille que nous menons dépasse les clivages habituels. Clivages générationnels, idéologiques, linguistiques...   

Quand le premier ministre a fait appel à la créativité des artistes et aux voix porteuses des « influenceurs », la réponse a été rien de moins qu’inspirante. Mais surtout, le message a été disséminé partout. La stratégie a bien fonctionné.   

De ça, nous pouvons être fiers. Et ça donne espoir pour la suite.  

Car ce combat est loin d’être terminé et plus le confinement social s’étirera, plus cela testera l’engagement réel de « passer au travers » de cette crise. Certains briseront le rang; mettant en péril les autres.   

Sans les humilier par la délation (comme Foglia, rien ne me répugne autant que ça), il nous faudra leur faire entendre raison. Et la force de l’engagement du groupe et sa détermination dans la bataille feront ça.   

Pourquoi je continue de croire que #ÇaVaBienAller? Car plein de petits gestes autour de moi, autour de nous, devraient nous rappeler que dans l’adversité, quand le vent de face est fort, c’est la somme des petits gestes qui nous pousse en avant.  

Des professeurs qui contactent leurs élèves, ceux-ci qui répondent en affichant les dessins d’arc-en-ciel, des citoyens plus jeunes qui se mettent au service des aînés pour les aider dans le confinement en s’occupant de leurs courses, des snowbirds et voyageurs qui, autrefois critiques ou sceptiques, n’hésitent plus à s’engager pleinement dans la quarantaine, des commerçants qui font don de leurs invendus, des restaurateurs qui cuisinent pour la communauté une fois leurs portes fermées...  

Et, comme dans le cas de l’image en une de ce texte, des artistes qui se sentent inspirés et qui créent. De l’art engagé.  

L’auteur de ce portrait absolument magnifique s’appelle Christian Quesnel. C’est un ami. Un gars de mon coin de pays.   

Cette citation du PM Legault l’a inspiré :   

« On est une armée de 8.5 millions pour combattre le virus. On livre la plus grande bataille collective de notre vie. Dans 10, 20, 50 ans, nos enfants vont raconter comment le peuple québécois était uni. Et comment, ensemble, on a gagné la bataille de notre vie. »  

L’avenir se chargera de nous enseigner sur l’importance de la bataille, mais ce dont on ne peut douter c’est que l’ennemi, cette pandémie, est bien réel et que plus nous nous serrerons les coudes, meilleure sera l’issue de la bataille.