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Pénurie de masques: pour les infirmières, «c’est du grand n’importe quoi»

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La Fédération des infirmières du Québec qualifie de «grand n’importe quoi» le fait que des infirmières en soient réduites à fabriquer leurs propres masques parce que les établissements de santé en manquent ou les rationnent.  

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«Ça n’a aucun bon sens, on se croirait dans un pays sous-développé», affirme Linda Lapointe, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).  

Le premier ministre François Legault a reconnu ces jours-ci qu’il y a suffisamment de matériel de protection pour les prochaines semaines, mais que le réseau avait éprouvé des problèmes de distribution.    

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«D’un côté, on nous dit qu’il y a de l’équipement, mais qu’on le garde sous clef, car il y a eu des vols, mais les trois ou quatre derniers jours nous font penser qu’il n’y en a pas tant que ça», affirme toutefois Mme Lapointe.  

Des témoignages sur l’absence de masques se multiplient, dit la FIQ.  

«Les filles des soins à domicile ont un masque pour toute la journée alors qu’elles visitent 14 patients, c’est pathétique, déplore Linda Laporte. Dimanche soir aux soins intensifs de Pierre-Boucher, il n’y avait pas de masques, il en restait deux.»    

Uniformes fournis  

 La FIQ se réjouit toutefois d’avoir obtenu une entente avec le gouvernement lors d’une négociation la nuit dernière afin que les uniformes des infirmières au chevet des patients atteints du coronavirus soient fournis et lavés dans les hôpitaux.  

Plusieurs infirmières s’inquiétaient de contaminer leurs familles en rapportant et lavant leurs uniformes à la maison.  

Les établissements fournissaient déjà des uniformes selon les secteurs d’activités comme pour le bloc opératoire. Dans d’autres départements, comme l’urgence ou les soins intensifs, les politiques variaient selon les hôpitaux.  

«Notre demande était d’uniformiser tout ça», a expliqué Mme Lapointe.  

 L’entente précise aussi que les infirmières recevront l’équipement de protection nécessaire et que les femmes enceintes ou immunodéprimées seront retirées de la première ligne.