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COVID-19: Des organismes réclament plus de place pour la marche et le vélo à Québec

COVID-19: Des organismes réclament plus de place pour la marche et le vélo à Québec
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

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La Ville de Québec devrait imiter d'autres municipalités et donner une place grandissante à la marche et au vélo en fermant certaines artères à la circulation automobile, plaident des organismes.   

Accès transports viables, Ça marche Doc!, la Mobilisation régionale et locale sur les saines habitudes de vie, le poids et la santé de la Capitale-Nationale, et la Table de concertation vélo des conseils de quartier ont émis vendredi un communiqué pour inciter la Ville de Québec à mettre en place des mesures particulières, en ces temps de confinement.   

«Il est primordial de mettre en place des mesures qui permettront d'offrir aux citoyens et citoyennes de Québec de nouveaux espaces pour marcher et faire du vélo en toute sécurité. La marche et le vélo étant excellents pour la santé mentale et physique, ces mesures sont essentielles pour agir de manière préventive et éviter d'augmenter la pression sur le réseau de la santé», écrivent-ils.  

Comme pistes de solutions, ils suggèrent la fermeture à la circulation automobile de certaines artères, comme c'est le cas dans certaines grandes villes.  

À New York, le gouverneur Andrew Cuomo étudie en effet la possibilité de fermer certaines rues au profit des piétons. Le maire de la Grosse Pomme, Bill de Blasio a d'ailleurs suggéré à ses concitoyens de favoriser la marche et le vélo pour leurs déplacements.   

Ils demandent aussi l'ouverture précoce du réseau cyclable, soit avant le 1er mai, et que les services de mécanique et d'entretien des vélos puissent être considérés comme un service essentiel.  

Le maire de Québec, Régis Labeaume, questionné jeudi sur la question, n'a pas semblé très enthousiaste à la fermeture de rues. «Si vous demandez s'il faut fermer les rues, actuellement je ne le pense pas. Promenez-vous dans la rue, pis je pense pas qu'il manque de place.»  

Quant aux pistes cyclables, il affirme que la Ville va étudier la question. «Est-ce que c'est un service essentiel? On gère les urgences. [...] On va se demander si c'est un service essentiel et si on en vient à la conclusion avec le directeur de la santé publique que ça l'est, on va le faire.»