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COVID-19: Des organismes réclament un plan d’urgence à la Ville de Québec pour les locataires

Logement à louer
Photo d'Archives

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Plusieurs organismes communautaires s’unissent pour demander à la Ville de Québec de mettre en place un plan d’urgence pour les locataires qui risquent de se retrouver à la rue s’ils n’arrivent plus à payer leur propriétaire.  

La crise actuelle, causée par la pandémie, risque d’entraîner une «augmentation considérable» des expulsions dans les mois à venir, craignent le Bureau d’animation et information logement (BAIL), le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, le Comité logement d’aide de Québec ouest (CLAQ) et le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur.  

«Les prochaines semaines et les prochains mois risquent d’être fort pénibles pour les locataires de Québec : des milliers d'entre eux et d’entre elles pourraient ne plus être en capacité de payer leur loyer», peut-on lire dans un communiqué signé conjointement par les quatre groupes de défense des citoyens et des locataires.  

«En ce moment, les groupes communautaires accompagnent déjà des locataires qui ont perdu leur logement et dans l'impossibilité de s'en trouver un nouveau. Dès le 1er avril, avec la crise de la COVID-19, de nombreux autres locataires viendront gonfler les rangs de ces sans-logis. Si la situation perdure, le 1er juillet risque d'être chaotique et dramatique», redoute Jonathan Carmichael du BAIL.  

Plusieurs mesures d'aide  

La Ville de Québec est invitée à mettre en place un service d’aide et d’accompagnement aux locataires sans logement ou qui sont à risque de le devenir. Les quatre organismes lui demandent de prévoir, entre autres, des mesures d’hébergement pour les locataires jetés à la rue puis de mettre en place un service d’entreposage pour leurs biens le cas échéant.  

Ils réclament aussi des suppléments au loyer d’urgence pour les locataires à revenus modestes.  

«La crise de la COVID-19 exige que la Ville de Québec instaure des mesures de soutien pour les locataires bien plus importantes que celles, bien maigres, qu’elle met en place depuis quelques années à l’approche du 1er juillet», souligne-t-on dans le communiqué conjoint, rappelant qu’avant même la crise, on assistait déjà à une «flambée» des prix des loyers qui se font de plus en plus rares à Québec.