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COVID-19: l'Aéroport de Québec met à pied 40 travailleurs

Plus qu’une centaine de passagers par jour

aeroport  Jean Lesage
Photo d'archives, Simon Clark

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En raison de la baisse d’achalandage, l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) procède à la mise à pied d’une quarantaine de personnes. La direction assure que l’établissement ne fermera pas ses portes. 

Au cours des derniers jours, le nombre de départs et d’arrivées a considérablement chuté à l’aéroport de Québec. Le 16 mars dernier, 38 départs étaient prévus. Aujourd’hui, il n’y en avait que 15 à l’horaire. 

Afin de traverser cette crise, la direction de YQB mentionne avoir réduit considérablement ses dépenses d’exploitation depuis deux semaines. Elle affirme avoir tout de même été contrainte de remercier temporairement une quarantaine de personnes dont « les services ne sont plus requis ». 

Au total, YQB comptait environ 180 employés, dont une trentaine de saisonniers. En raison de la récente fermeture des frontières pour limiter la propagation de la COVID-19, l’organisation estime qu’elle accueillera dorénavant « tout au plus quelques centaines de passagers par jour ». 

Baisse d’achalandage 

Pour les mois de mars et avril, la direction anticipe une baisse de son achalandage de 85 % par rapport à ses prévisions initiales. Cette diminution se reflétera sur les revenus de l’aéroport de Québec, qui étaient déjà sous pression en raison des importants travaux au cours des dernières années. 

Lundi, le Conseil des aéroports du Canada chiffrait entre 1,8 et 2,2 milliards $ ou plus en 2020 la perte financière des aéroports canadiens. La baisse d’achalandage pour l’année devrait osciller entre 28 % et 42 %. 

« YQB est une organisation robuste qui se positionne favorablement dans son marché. Nous entrevoyons l’avenir d’un œil positif », a indiqué Stéphane Poirier, président et chef de la direction de YQB. « Lorsque cette pandémie sera derrière nous, nous mettrons les bouchées doubles pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés », ajoute-t-il.  

Pas de fermeture 

Par ailleurs, en raison de son bail foncier avec Transports Canada, YQB ne peut pas fermer ses portes, à moins d’avis contraire. 

« Nous avons le devoir d’assurer une prestation de services minimale, ne serait-ce que pour les situations d’urgence et pour le transport de marchandises essentielles », mentionne la porte-parole Laurianne Lapierre.