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Marc-André Barriault: de l’octogone à ses fourneaux pour aider

Le combattant UFC Marc-André Barriault est retourné travailler comme cuisinier à l’hôpital

Journaliste
Photo courtoisie, Facebook Marc-André Barriault a décidé de retourner à son ancien emploi, celui de cuisinier à l’hôpital Chauveau, pour apporter sa contribution durant la crise. Il a fait son premier quart de travail hier.

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Marc-André Barriault se préparait à livrer le combat de sa vie quand la COVID-19 a mis ses plans sur pause. Plutôt que de retourner chez lui à attendre les développements, le combattant de l’UFC a décidé de se rendre utile en retournant au poste de cuisinier d’un centre hospitalier de Québec, emploi qu’il avait délaissé pour se concentrer sur sa carrière. 

Après avoir subi la défaite à ses trois premiers combats dans l’organisation de Dana White, Barriault avait la chance de laisser une bonne impression lors du dernier combat prévu à son contrat. Le 20 juin, il devait affronter le Polonais Oskar Piechota. 

On parle au passé, mais en théorie, le gala est toujours prévu pour cette date. Le président de l’UFC, Dana White, persiste à ne pas annuler ses événements, et le gala UFC 249 dont la finale opposera Khabib Nurmagomedov et Tony Ferguson est toujours à l’horaire pour le 18 avril. 

Mais Barriault demeure dans l’incertitude. Il n’a aucune idée de ce qu’il adviendra du gala du 20 juin à Saskatoon. Quelques jours avant le décret de l’urgence sanitaire au Québec, le combattant de 30 ans avait fait ses valises pour Montréal où il comptait passer cinq semaines de préparation au réputé gym Tristar en compagnie de Firas Zahabi. 

CONTRIBUER À SA FAÇON 

En voyant toutes les mesures imposées par le gouvernement de François Legault, Barriault a pris la décision de revenir à Québec rejoindre sa fiancée Jade Masson-Wong. Puis, dans le but d’aider, mais aussi de s’assurer d’une sécurité financière, il a repris son ancien emploi à l’hôpital Chauveau, hier. 

Le combattant de Québec a publié une photo de lui sur son compte Facebook, hier, portant son uniforme de cuisinier. 

«J’ai récemment fait la demande à mon employeur CIUSSSQN afin de pouvoir réintégrer volontairement mes fonctions de cuisinier d’établissement de santé dans le but de contribuer à nourrir la clientèle à risque et de soutenir mes collègues de travail durant cette période difficile pour tous ! La vie est un combat, et maintenant comme jamais, il faut utiliser le meilleur de nous-mêmes pour vaincre cet ennemi», a-t-il écrit, utilisant également le mot-clic #çavabienaller. 

Joint par Le Journal, Barriault a ensuite assuré qu’il était important pour lui d’être au front et de mettre un terme au congé sans solde dont il s’était prévalu pour vivre son rêve de l’UFC. 

«Je veux contribuer et me rendre utile en ce temps de crise ! Mon employeur était extrêmement reconnaissant de mon geste, a-t-il mentionné au Journal. Pour l’instant, c’est très tranquille. Je ne sais pas si c’est le calme avant la tempête, mais présentement, les gens sont très prudents et aussi très solidaires.» 

DANS L’INCONNU 

Pour ce qui est de son avenir professionnel à moyen terme, Barriault est dans l’attente.  

«Je pense qu’un jour, Dana White va réaliser que c’est plus gros qu’il pense. Il y aura des galas qui vont devoir être repoussés. Si le calendrier est repoussé, le mois de juin ne sera plus possible pour moi et ça ira probablement à l’automne. Par contre, il reste encore plusieurs questions. Mon adversaire est un Polonais. Il se passe quoi avec lui ? Il y a beaucoup d’incertitudes, mais je dois rester prêt. Je vais travailler sur l’aspect mental durant la pause.» 

Après tout, Barriault le reconnaît : le sport est loin d’être une priorité à l’heure actuelle. 

«Les gens ne peuvent pas plus travailler en ce moment. On est tous dans le même bateau. J’essaie de me dire que rien n’arrive pour rien. De toute façon, ça va plus loin que le sport. En ce moment, tout le monde est en mode survie. On n’est pas en train de combattre dans une cage, on est en train de combattre pour notre survie.»