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COVID-19: flambée des prix des aliments à prévoir

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Le prix du panier d’épicerie a augmenté depuis le début de la crise et les distributeurs préviennent que d’autres hausses sont à prévoir notamment pour la viande et les légumes qui subissent la chute du dollar canadien.  

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«Jusqu’à présent, il n’y a pas vraiment de problème d’approvisionnement. Par contre, on voit que les prix commencent à augmenter», a fait part Olivier Robitaille, gestionnaire chez Québec Fruits et Légumes.   

  • Écoutez l'entrevue de Sylvain Charlebois avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:  

 

«Les grandes chaînes roulent sur leur inventaire. Donc, les prix sont encore bons, mais lorsque les inventaires seront épuisés, ils vont devoir de se réapprovisionner et la population va faire un saut», a-t-il ajouté.  

Selon le professeur en distribution agroalimentaire à l'Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, en raison de la récente baisse du dollar canadien, le prix d’acquisition des légumes à l’étranger devrait bondir entre 10 % et 15 %.  

Toutefois, les géants de l’alimentation devraient absorber la majorité de l’impact de cette augmentation, dit-il.  

Dégringolade  

Pour le distributeur Viandex, la hausse est déjà bien réelle, particulièrement du côté des viandes dites «moins nobles», c’est-à-dire, les parties associées aux rôtis et au bœuf haché.   

«La dégringolade du dollar canadien affecte directement les approvisionnements, car les prix sont négociés en US», a ajouté Pierre Gagné, président de Viandex.  

Le bœuf haché a augmenté jusqu’à 3$ de plus le kilo depuis le début de la crise, ce qui se traduit par une hausse des prix de 30 %. Cela va inévitablement se refléter sur la facture des consommateurs.  

Pour sa part, le professeur Sylvain Charlebois estime que le prix des viandes devrait bondir dans les supermarchés entre 4 % et 6 % au cours des prochains mois. Il répond que l’offre qui était prévue pour servir les restaurateurs est actuellement disponible pour les grandes surfaces.  

Importante hausse  

La demande pour les œufs, qui représentent une protéine économique en temps de crise, a elle aussi explosé, bien que les prix soient demeurés stables. Nutrigroupe a ajouté du personnel pour préparer les commandes de ses clients comme Loblaws, Provigo, Maxi, Costco et Walmart.  

Du côté de la pomme de terre, on anticipe aussi une hausse des prix qu’il est difficile à chiffrer pour le moment. La diminution rapide des inventaires, la mise en place de mesures pour protéger les employés et la diminution de la cadence de production aura un impact, prévient Josée Petitclerc, directrice marketing chez Patates Dolbec.  

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