/sports/opinion/columnists
Navigation

La LNH semble se préparer pour l’inévitable

À gauche, Bill Daly, l’adjoint du commissaire Gary Bettman, et à droite, Donald Fehr, directeur de l’Association des joueurs de la LNH, prônent une approche pragmatique face à la reprise des activités.
Photos d’archives À gauche, Bill Daly, l’adjoint du commissaire Gary Bettman, et à droite, Donald Fehr, directeur de l’Association des joueurs de la LNH, prônent une approche pragmatique face à la reprise des activités.

Coup d'oeil sur cet article

Le report du camp d’évaluation des espoirs, de la loterie et de la séance de repêchage et de la soirée de remise des honneurs individuels signifie qu’on ne reverra pas de hockey de la Ligue nationale de sitôt. 

Gary Bettman a beau souhaiter que la saison 2019-2020 prenne fin avec l’attribution de la coupe Stanley, ce n’est pas réaliste et il le sait. 

Les États-Unis sont devenus l’épicentre de la pandémie de la COVID-19 avec plus de 85 500 cas confirmés et au-delà de 1200 décès. 

Et Donald Trump qui parle de rouvrir les frontières pour la fin de semaine de Pâques ! 

Daly et Fehr, le même langage 

Bill Daly, qui est le bras droit de Bettman, et Donald Fehr, le directeur exécutif de l’Association des joueurs de la LNH, prônent, pour leur part, une approche pragmatique. 

Sans dire que la saison qui était en cours devrait être annulée, les deux hommes pensent qu’il vaudrait mieux attendre que la vie reprenne ses droits afin de pouvoir commencer la campagne 2020-2021 sur des bases solides. 

Ce serait la meilleure solution.  

Le retour à la vie normale ne se fera probablement pas du jour au lendemain. La peur restera présente un bon moment. Les gens auront besoin de temps pour retomber sur leurs jambes. 

Les amateurs reprendront le chemin des arénas et des stades seulement lorsqu’ils auront la certitude que le danger n’existe plus. 

Enfin, si la LNH a annulé une saison entière pour assurer sa survie financière, comme elle l’a fait il y a une quinzaine d’années, elle peut bien faire une croix sur cette saison pour sauver la vie de tout le monde. 

Crosby voudrait passer aux séries 

Mais si jamais, comme on le laisse entendre, les événements voulaient que les activités puissent reprendre au mois d’août, Sidney Crosby aimerait passer tout de suite en mode séries. 

La capitaine des Penguins de Pittsburgh en a exprimé le vœu, hier, lors d’une téléconférence avec des journalistes à laquelle participait Claude Giroux, avec qui il lui est arrivé souvent de se chamailler sur la glace ces dernières années. 

Les frères Jordan et Marc Staal faisaient aussi partie du panel. 

Giroux reste optimiste 

Giroux est retourné à Ottawa depuis la suspension du calendrier de la LNH. Comme les patinoires et les gymnases sont fermés, il suit un programme d’entraînement à l’ancienne en faisant de la bicyclette stationnaire et des push-ups

Giroux et ses coéquipiers des Flyers de Philadelphie étaient en feu lorsque l’alerte à la COVID-19 a été déclenchée. Les troupiers d’Alain Vigneault avaient remporté neuf de leurs 10 derniers matchs. Ils étaient à un point du premier rang de la division Métropolitaine occupé par les Capitals de Washington. 

« On jouait du bon hockey et on était en bonne position d’obtenir une place dans les séries, a-t-il dit. 

« Tous les jours, on se demande quand on sera de retour au jeu ou si ce sera possible de le faire. Mais on doit essayer aussi de ne pas trop penser à ça et rester optimistes. » 

Des athlètes généreux 

Plusieurs athlètes se montrent particulièrement généreux en ces temps difficiles. Ainsi, on a appris hier que le quart Drew Brees, des Saints de La Nouvelle-Orléans, et son épouse ont fait un don de 5 millions $ à l’État de la Louisiane pour venir en aide aux gens dans le besoin. 

Cinq millions, ce n’est pas rien ! 

La Louisiane vient au septième rang parmi les États américains les plus touchés par la pandémie, elle qui ne s’est jamais complètement remise de l’ouragan Katrina qui l’avait frappée en 2005. 

À Chicago, le capitaine des Blackhawks, Jonathan Toews, a remis une somme de 100 000 $ à un centre communautaire de la ville. 

Au début de la pandémie, le gardien Sergei Bobrovsky, des Panthers de la Floride, avait versé un montant identique dans un fonds destiné à apporter une aide financière aux employés travaillant les jours de match au BB&T Center. 

Toujours le même Jacobs 

Par contre, il a fallu que le gouverneur du Massachusetts exhorte le propriétaire des Bruins de Boston, Jeremy Jacobs, à faire de même avec les employés à temps partiel du TD Garden. 

Pas vraiment surprenant quand on connaît l’homme. 

Propriétaire des Bruins depuis 1975, Jacobs était reconnu comme le propriétaire le plus radin de la LNH avant que les salaires ne commencent à monter en flèche dans les années 1990. 

Il est arrivé plus d’une fois dans le temps que des joueurs des Bruins me questionnent au sujet du traitement que le Canadien accordait à ses joueurs à l’extérieur de la patinoire. Ils n’en revenaient pas quand ils entendaient l’énumération des privilèges que leurs adversaires recevaient. 

Jacobs est un adepte de la ligne dure. Il a toujours été sur la ligne de front pour les propriétaires lors des négociations pour le renouvellement de la convention collective.  

Curieusement, il possède toujours les Bruins. C’est signe que le monsieur s’en met encore plein les poches. 

Moins cher pour une équipe de la MLB ? 

La saison de baseball devait commencer hier. Encore là, il faudra voir comment la situation évoluera. 

Mais j’ai une question qui pourrait intéresser les amateurs qui souhaitent le retour d’une équipe à Montréal. 

Se pourrait-il que la valeur des équipes de la MLB soit à la baisse après la pandémie ? 

Je n’ai rien d’un économiste, mais si le baseball et le sport en général sont des industries, ils devraient souffrir, comme toutes les entreprises, des dommages que cause la COVID-19. 

Mais revenons à ce qui nous préoccupe le plus. 

Respectons les directives du gouvernement de M. Legault. En faisant attention à nous, on fait attention aux autres. 

Comme ils disent dans les sports d’équipe, jouons pour le logo sur le devant de notre chandail et non pour notre nom.