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Boom d’embauches dans les services essentiels

Les épiciers et autres commerçants toujours ouverts sont inondés de CV

Photo didier Debusschère Guy Mainville était au travail hier à la quincaillerie CANAC de la succursale de Charlesbourg, à Québec.
Photo Didier Debusschère Photo didier Debusschère Guy Mainville était au travail hier à la quincaillerie CANAC de la succursale de Charlesbourg, à Québec.

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Les secteurs de l’alimentation, de la santé et des services de sécurité embauchent à la tonne à une époque où l’économie est en majeure partie paralysée et que les mises à pied se comptent par centaines de milliers.  

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« On recrute, les portes sont grandes ouvertes », lance Jean-François Belleau, du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), qui représente toutes les grandes chaînes d’alimentation du pays.    

Celles-ci sont complètement débordées depuis quelques jours, la clientèle affluant comme jamais pour faire son épicerie.   

Commis, préposés à l’entrepôt, chauffeurs de camion, caissiers et agents de sécurité figurent parmi les travailleurs les plus recherchés. Des emplois qui ne suscitent généralement pas un intérêt aussi vif de la part des chercheurs d’emplois, mais qui sont soudainement très populaires.   

Cette situation aurait été impensable il y a une dizaine de jours à peine.    

« On est passé d’un contexte de pénurie de main-d’œuvre au Québec vers des records de demandes de prestation d’assurance-emploi », résume François Vincent, vice-président Québec à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).     

Offres en chute libre  

Dans l’ensemble, le nombre d’offres d’emplois publiées est toutefois en chute libre partout au Québec et au Canada, constate Brendon Bernard, économiste pour le site de recrutement Indeed.    

« Les secteurs des vacances, de l’aviation, les restaurants ou les bars, c’est la déroute, dit-il. À l’inverse, on voit que les recherches pour des mots-clés comme “Walmart”, “Metro”, “Provigo” explosent. Ce sont des lieux de travail très visibles et qui sont très importants pour l’économie. »   

Chez IGA, Marchés Tradition et Rachelle Béry comme un peu partout ailleurs, les postes que l’on cherche à pourvoir sont ceux qui requièrent peu de formation, note la porte-parole Anne-Hélène Lavoie.    

« Tout le monde peut poser sa candidature [...] Les gens peuvent rapidement apprendre, on a besoin d’eux », dit-elle.    

M. Belleau abonde dans le même sens : « Postulez, il y a de l’ouvrage. La crise va être moins longue au travail, venez participer à notre grande corvée alimentaire pour nourrir les Québécois », dit-il.    

– Avec Diane Tremblay, Le Journal de Québec