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Des fonctionnaires inquiets de ne pas être assez protégés

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Des fonctionnaires québécois déplorent que le gouvernement ne mette pas lui-même en application dans ses ministères les mesures de distanciation sociale imposées à la population. Pour leur syndicat, les «bottines ne suivent malheureusement pas les babines».  

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Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), n’accepte pas que certains de ses membres ne soient pas mieux protégés par leur employeur, soit le gouvernement lui-même.  

Le problème touche principalement des employés de centres d’appels d’organismes ou ministères, toujours au travail pour répondre aux interrogations des Québécois. Le hic, c’est que les mesures de distances ne sont pas toujours établies.  

«On a encore des salles communes pour manger, il manque d’espaces entre les bureaux, entre les travailleurs, il y a des enjeux au niveau de la désinfection comme plusieurs quarts de travail se chevauchent. Ce sont des choses qu’on a déjà adressées, mais là, on a deux semaines de crise de passées, c’est le temps que ça bouge», insiste M. Daigle.   

Il cite en exemple le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, où selon les échos des employés, l’échange de documents et d’argent avec la clientèle se fait toujours.   

«Ça ne bouge pas assez vite dans certains ministères», pointe le responsable syndical.  

Donnant-donnant  

Chaque jour, lorsqu’il entend le premier ministre rappeler les directives de confinement à la population, le président du syndicat dit avoir une petite pensée pour ses membres qui se retrouvent dans les ministères où la situation accroche.  

«On est prêts à s’adapter, à faire notre part pour l’effort collectif, mais il doit y avoir un retour du balancier. Et c’est le gouvernement lui-même qui le dit qu’on doit être prudents. Il faut que les bottines suivent les babines», demande M. Daigle, qui précise que la situation n’est pas problématique partout.  

«Il y a des endroits où la communication et la collaboration sont bonnes», explique-t-il en citant notamment le ministère des Transports ou la SAAQ, qui ont apporté des changements rapides. «À certains autres endroits, on sent les gestionnaires débordés, dépassés par les événements. Ils ne savent pas comment réagir».  

À ce titre, le SFPQ déplore aussi que les canaux de communications directs avec la tête du gouvernement «se soient refermés».  

 

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