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COVID-19: Difficile de recruter en région

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Les régions éloignées des grands centres peinent à embaucher de la main-d’œuvre dans les services essentiels, qui requièrent plus de personnel en raison de la pandémie, alors que les chômeurs recevront 2000 $ par mois en prestation d’urgence.  

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Que ce soit en Abitibi, en Gaspésie, sur la Côte-Nord ou dans le Bas-Saint-Laurent, la rareté de main-d’œuvre au profit des grands centres comme Montréal et Québec fait partie de la réalité depuis toujours.   

Manque de personnel  

Pourtant, alors que bon nombre de travailleurs sont mis à pied, les services essentiels comme les soins hospitaliers, les épiceries, l’industrie agroalimentaire ou autres manquent toujours de personnel pour faire face à la crise.   

«La pénurie de main-d’œuvre est encore bien présente ici. Plusieurs entreprises et services considérés comme essentiels qui avaient déjà de la difficulté à combler des postes ont toujours ce problème», explique Jonathan Ferrero d’Émersion Service-conseil en emploi, de Baie-Comeau.   

Une situation qui semble être identique dans plusieurs des régions loin des grands centres, selon ce qu’a appris Le Journal.   

«En plus, les gens craignent de sortir de chez eux actuellement. Peut-être que quand l’inquiétude va baisser, plus de personnes postuleront pour ces emplois essentiels», croit-il.   

Le marché du travail bouleversé  

À la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-le-Fjord (CCISF), tout comme à celle de Sherbrooke, on estime toutefois que la Prestation canadienne d’urgence (PCU) de 2000 $, octroyée par le premier ministre Trudeau, rendra la tâche difficile aux employeurs à la recherche de personnel.   

«Les épiceries ou les dépanneurs recherchent des employés au salaire minimum, ou presque. Avec l’aide financière accordée par le gouvernement qui te paie plus à rester chez toi qu’à aller travailler, ils ne seront pas nombreux à lever la main», affirme Carl Laberge, président de la CCISF.   

Rappelons que les seules conditions pour pouvoir bénéficier de cette prestation sont d’être privé de revenu en raison de la crise du coronavirus et d’avoir gagné au moins 5000 $ dans la dernière année.   

«Ça va complètement bouleverser le marché du travail. On est convaincu que ça va accroître les difficultés», tranche M. Laberge.