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COVID-19: Le chômage pourrait atteindre 25%

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Avec les pertes d’emploi liées à la pandémie, le taux de chômage pourrait atteindre un sommet historique de 25 % en un seul trimestre au Québec, selon des experts. 

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Alors que le taux de chômage était à 4,9 % au Québec en février, la situation sera tout autre en mars, soutient Jean-Pierre Lessard, économiste et associé chez Aviseo Conseil.  

Avec la vague de mises à pied, le taux de chômage pourrait connaître une progression de 20 %, selon cette firme. Signe de la force du choc actuel, cet indicateur oscille rarement de plus de deux points de pourcentage, même pendant les ralentissements économiques.  

«Il s’agit d’un sommet historique puisque le taux de chômage mensuel n’a pas dépassé les 14 % depuis le début des années 1990», rappelle M. Lessard.  

La rareté de main-d’œuvre était pourtant le sujet de l’heure au Québec avant la COVID-19.   

Impact  

L’impact des mises à pied, dans plusieurs cas annoncées comme temporaires, dépendra de la durée de la crise.   

«Sur une période de six mois, le taux de chômage se situerait autour de 14,6 % avec la reprise graduelle des activités», poursuit M. Lessard.  

L’arrêt des activités d’une majorité de PME au Québec aura une incidence majeure sur le PIB qui devrait connaître un repli annuel de 3,7 %, d’après les projections. Sur l’échelle d’un trimestre, 689 211 emplois à temps complet ne pourront être soutenus en raison des chocs liés à la COVID-19, estime Aviseo. Ce sont plus de 9,3 milliards de dollars en salaires et traitements qui seront perdus.  

«Cependant, ce ralentissement est davantage lié à une composante cyclique qu’à une composante structurelle telle que l’effondrement du service financier. Une fois le choc encaissé, le vieillissement démographique et son impact sur la disponibilité de la main-d’œuvre devraient revenir dans le paysage du marché de l’emploi», a-t-il dit.  

La capitale-nationale  

Après un quart de siècle de croissance, la région de Québec ne sera pas épargnée, prévient M. Lessard, même si sa structure économique la protège un peu plus. L’importance de la fonction publique et la forte présence de l’industrie des assurances font en sorte qu’elle est beaucoup moins à risque. La situation de l’emploi à Québec avait permis à la région de maintenir le cap d’une croissance soutenue en dépit de la crise de 2008.