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Nord-du-Québec: «Il faut faire un effort de guerre»

Village du Nunavik
COURTOISIE Village du Nunavik

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Paradis des grands espaces, le Nord québécois n’échappe pas aux restrictions de déplacement annoncées par Québec, samedi, dans l’espoir que la propagation de la COVID-19 ne s’étende pas jusqu’aux communautés éloignées. 

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Le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James sont deux des huit régions québécoises où seuls les déplacements interrégionaux considérés essentiels sont désormais tolérés. 

«Le problème, c’était le déplacement vers les autres régions. La mesure demandée par la santé publique, ça nous convient. Il faut faire un effort de guerre», fait valoir la vice-présidente du gouvernement régional d’Eeyou-Istchee-Baie-James, Manon Cyr. 

Le Nunavik, inaccessible par voie terrestre et dont les déplacements aériens étaient déjà limités à ceux considérés comme essentiels, ne compte toujours aucun cas, contre un seul pour les Terres-Cries-de-la-Baie-James, dans la petite communauté crie de Nemaska. 

Cette mesure vise à protéger des communautés reculées jugées plus vulnérables par la Direction de la santé publique, a indiqué la vice-première ministre Geneviève Guilbault, tant pour la santé générale des résidents que pour l’éloignement de soins spécialisés. 

Barrages entre communautés 

En plus des restrictions entre régions, des barrages policiers seront établis entre les villages cris pour veiller à ce que seuls les déplacements essentiels soient permis, indique la vice-présidente du gouvernement régional. 

«Les résidents sortent pour des raisons essentielles. Quand ils rentrent, c’est soit tu es chez vous ou tu vas travailler», précise Mme Cyr.