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Traitement COVID-19: qu'est-ce qu'on attend?

Traitement COVID-19: qu'est-ce qu'on attend?

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Je ne suis pas médecin. Mais je suis journaliste.   

Je pose des questions. Et depuis, lundi, je pose tout le temps la même question... Qu’est-ce qu’on attend au Québec pour autoriser le traitement à la chloroquine contre le coronavirus?                     

Pourquoi je me pose cette question depuis lundi?                      

Parce que c’est ce jour-là que j’ai interviewé à Qub radio Valérie Boyer, députée «Les Républicains» des Bouches-du-Rhône.                      

Testée positive le 16 mars, cette politicienne française suit le traitement à la chloroquine (jumelé à un antibiotique) du professeur Didier Raoult, à Marseille. En entrevue, elle implorait le Québec de ne pas manquer le train de ce traitement, qui est administré à l’hôpital de Marseille.                      

Comme le disait un médecin français : «La rigueur scientifique est essentielle, mais l’urgence médicale doit parfois passer au premier plan, en attendant que les deux se rejoignent».                       

Cette semaine, Paris puis Rome ont autorisé la chloroquine pour traiter la Covid-19...            

Et qu’apprend-on ce matin, de la part du professeur Didier Raoult qui publie les résultats de sa nouvelle étude? «Sur 80 patients avec hydroxychloroquine + azithromycin, 78 sont améliorés ou guéris !! Les cultures virales à 5 jours sont négatives pour 97% d’entre eux!»                     

Parce que le Prof Didier Raoult a les cheveux longs et une tête de hippie, il se fait traiter d’hurluberlu. Alors que ce professeur est mondialement reconnu pour ses compétences. Il dirige l'IHU Méditerranée Infection ("un pôle à rayonnement mondial dans le domaine des maladies infectieuses"). Il n'agit pas seul. Il est entouré d'une équipe d'éminents spécialistes !                   

(Et après ça, on viendra nous dire que les femmes sont toujours jugées en fonction de leur apparence.)                     

Je ne suis pas médecin. Mais Amir Khadir, lui, l’est... et qu’est-ce qu’il a écrit ce matin dans La Presse? Un long réquisitoire parlant de l’urgence de donner une chance au traitement à la chloroquine.                     

«Dans deux mois, les dégâts de la pandémie actuelle auront dépassé ce qui est réparable. En temps normal, l’approche recommandée par les organismes statutaires comme l’INESS est incontestable : il faut étudier l’efficacité du produit de manière acceptable sur le plan méthodologique (double insu, randomisée). Mais nous ne sommes pas en temps normal. Il faut réfléchir en dehors du cadre.                      

Attendre la preuve habituellement requise dans ces circonstances retarde une intervention de prévention dont le bénéfice potentiel pour les patients et pour la société est énorme et tout à fait incommensurable par rapport aux risques très limités associés à l’usage à court terme (7 à 10 jours) de l’hydroxychloroquine.                     

Dans la situation d’urgence sanitaire inédite dans laquelle le monde se trouve, au vu des calculs risques-bénéfices pour les individus comme pour la société, utiliser l’hydroxychloroquine serait une mesure d’exception comme le commande la situation d’exception dans laquelle on se trouve. C’est une décision de politique publique qui me paraît pleinement justifiée.»                     

Aujourd’hui, à 13 h, à la conférence de notre trio de tête, j’espère que mes collègues journalistes poseront la question du traitement à la chloroquine à Horacio Arruda et Danielle McCann...                     

Il y a urgence...         

  

AJOUT 28 mars:          

1-Samedi 28 mars, la députée Valérie Boyer que j'ai interviewée à Qubradio vient d'annoncer qu'elle a eu un premier test négatif. Sa charge virale a disparu. Elle attend lundi, et un deuxième test négatif, pour se considérer guérie.         

2-L'ancien ministre de la santé de France Philippe Douste-Blazy a enregistré une vidéo dans laquelle il affirme "Plus tôt le traitement sera donné, plus il sera efficace" et "Nous n'avons pas le temps d'attendre des essais cliniques"....     

AJOUT 29 mars:      

  

L'INESSS a mis un communiqué que vous retrouverez dans son intégralité ici: https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/COVID-19/Chloroquine_final.pdf  

  

Le titre de l'article qui circule à ce sujet porte à confusion. L'INESSS dit que le traitement ne doit pas être GÉNÉRALISÉ... ce qui n'est pas la même chose.      

  

De plus, le traitement du Pr Raoult à Marseille n'implique pas que l'hydroxychloroquine mais plutôt une combinaisons avec l'azithromycine.      

  

Je parle de tout ça demain à @qubradio à midi avec Amir Khadir.      

AJOUT 30 mars: Si le dossier vous intéresse, entrevue passionnante avec Amir Khadir qui défend la réputation du Pr Didier Raoult https://www.qub.radio/balado/on-est-pas-oblig-d-tre-d-accord-sophie-durocher/episode/amir-khadir-faut-il-administrer-l-hydroxychloroqui  

AJOUT 4 AVRIL: Entrevue avec Dr. Gabriel Girouard, microbiologiste-infectiologue au CHU Dr-Georges-L.-Dumont à Moncton au Nouveau-Brunswick : Le Nouveau-Brunswick devient la première province canadienne à organiser l’utilisation d’hydroxychloroquine pour traiter les patients atteints de la COVID-19 https://www.qub.radio/balado/on-est-pas-oblig-d-tre-d-accord-sophie-durocher/episode/le-nouveau-brunswick-va-de-l-avant-avec-l-hydroxyc