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Amateur de romans graphiques

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Depuis le 12 mars, on peut suivre sur Club Illico la télésérie Mon fils. Et lorsqu’il n’incarne pas Jacob, l’acteur Antoine L’Écuyer adore lire des romans graphiques.

En dehors du travail, que préférez-vous lire plus que tout ?

Je ne suis pas très romans. Je préfère les romans graphiques, surtout ceux des années 1980. J’aime bien leurs super-héros, qui sont généralement plus tordus et plus complexes. Je pense notamment à la série Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons, dont un film a été tiré en 2009. Ça se passe dans un univers parallèle où il y a toujours la Guerre froide et où Nixon a été réélu à plusieurs reprises. Les dessins sont très, très beaux et ils présentent un côté un peu dark de l’univers. Ce n’est pas une lecture légère, ce qui change complètement la vision qu’on peut se faire de la bande dessinée. Sinon, adolescent, je lisais aussi des essais philosophiques. 

Vous pouvez nous parler du livre grâce auquel vous avez réellement commencé à aimer la littérature ?

Ce n’est pas un livre, mais plutôt une série : celle des Wariwulf, de Brian Perro. Elle se déroule dans l’Égypte de l’époque antique et met en scène des loups-garous. Comme l’histoire est bonne, c’est son premier tome qui m’a vraiment aidé à aimer la lecture.

Vous arrive-t-il souvent d’abandonner en cours de route la lecture d’un bouquin ?

S’il s’agit d’un essai ou d’un roman graphique, non. Mais avec les romans, oui, c’est assez fréquent. Il y a quand même quelques exceptions. Par exemple, les Jason Bourne de Robert Ludlum (La mémoire dans la peau, La mort dans la peau, etc.), que j’ai lus au complet. En gros, il faut vraiment que ce soit prenant, que ce soit captivant pour que j’accroche.

Jusqu’à présent, quels ont été vos plus grands coups de cœur ? 

  • Le roman graphique V pour Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd. Pour moi, c’est un incontournable. Ça parle d’un homme qui lance à lui seul un mouvement révolutionnaire à Londres et qui va ensuite commencer une guerre idéologique contre les services de renseignement. C’est vraiment poussé comme histoire, et là encore, un film en a été tiré. 
  • Sur la religion d’Arthur Schopenhauer. La moitié du livre est présentée sous forme de dialogues. On assistera donc à une joute dialectique, car l’un des interlocuteurs sera pour la religion et l’autre, contre.
  • Un autre incontournable ? L’asile d’Arkham de Grant Morrison et de Dave McKean. Même s’il y a Batman, ce n’est pas une bande dessinée conventionnelle. Je l’ai aimée parce que les troubles pathologiques de ses méchants – des gens qui ne vont vraiment pas très bien ! – sont intéressants. Ce roman graphique psychologique me rejoint plus qu’un Spiderman.
  • La pièce de théâtre Le roi se meurt d’Eugène Ionesco. C’est du bonbon. J’adore son côté absurde, et ses revendications sociales ne sont pas amenées de manière lourde. On comprend tout ce que l’auteur a voulu dire sans avoir l’impression de s’être fait donner des leçons. 

Et quel a été le dernier livre qui a réussi à vous scotcher pendant des heures à un fauteuil ? 

Toute l’histoire du monde de Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot. C’est une espèce de condensé de l’histoire de l’humanité qui explique tous les types de sociétés qu’il y a eu jusqu’à aujourd’hui. Ça se lit vraiment bien et on y apprend beaucoup de choses.

Si une telle chose était possible le temps d’un week-end, le fils de quel grand écrivain/grande écrivaine aimeriez-vous être ? 

Le fils de Karl Marx. Si je l’avais pour père, j’aurais peut-être un peu plus la tête sur les épaules ! 

Est-ce qu’il y a un auteur ou un livre que vous vous promettez de découvrir sous peu ?

L’œuvre de Victor Hugo est apparemment incroyable. Alors je me dis qu’il faudrait bien que je la découvre un jour...