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Confinement : profitez-en pour parfaire vos connaissances

Campeau
Photo courtoisie En prenant le temps d’en apprendre davantage sur les habitats des poissons et sur ce qu’ils mangent, vous augmenterez inévitablement vos chances d’en capturer plus lors de vos prochaines excursions.

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En ces temps où l’on doit s’isoler, les pêcheurs auraient tout intérêt à en apprendre davantage sur certaines facettes de leur activité de prélèvement préféré.

Normalement, avec le rythme effréné de nos vies, nous n’avons pas toujours le loisir de faire ce que l’on souhaite ou de nous préparer adéquatement. Bien qu’on ne sache pas avec précision quand le satané virus nous foutra patience, on sait en revanche que la pêche à la mouchetée débutera le 24 avril et pour le doré, ce sera le 8 ou le 15 mai, en fonction des zones. 

À la base

Il serait fort astucieux de faire un grand ménage de votre coffret de pêche et de vous débarrasser de ce qui est rouillé ou inutilisé depuis quelques années. Faites une liste des leurres qui manquent à votre arsenal. Vous aurez ainsi le temps de vous les procurer au cours de prochaines semaines. Procédez ensuite aux traditionnelles opérations qui consistent à aiguiser vos hameçons, à changer vos fils de pêche, à vérifier l’état de vos cannes, de vos moulinets, de vos moteurs électriques ou à essence, de votre embarcation, etc.  

Les bons endroits

Il existe une foule d’excellents endroits poissonneux qu’on retrouve dans l’ensemble des plans d’eau. Profitez de l’occasion pour scruter à la loupe vos cartes bathymétriques papier ou plastifiées ou celles qui sont numérisées sur votre GPS ou sur votre écran d’ordinateur. Tentez d’identifier des sites tels les pointes de roche ou de sable, le contour des îles, les îles sous-marines, les passages entre deux plans d’eau, les barrages, les chutes et les rapides, l’entrée des baies, les rochers escarpés, les amoncellements de rochers submergés, la jonction entre un ruisseau ou une rivière dans un lac, les piliers de ponts et les quais, les zones ombragées en fonction de la position du soleil, les berges creusées vers l’intérieur, les bouées de navigation indiquant un chenal, etc. Bref, tous les types de structure pouvant abriter des poissons.

Notez l’emplacement des endroits prometteurs. Ainsi, vous ne partirez pas à l’aveuglette, comme si vous cherchiez une aiguille dans une botte de foin. Sachez que même si les poissons ne sont pas présents lors de votre partie de pêche, cela ne signifie en rien qu’ils n’y viendront pas plus tard au cours de la journée ou à un autre moment donné lors de leurs diverses migrations saisonnières.

Les herbes aquatiques

Les poissons sont attirés par les structures de toutes sortes pour s’y cacher afin d’y retrouver une certaine quiétude et ne pas se faire engloutir par de plus gros prédateurs. Ils peuvent aussi s’y camoufler afin de chasser de plus petites proies à leur tour.

Lorsqu’on arrive dans un secteur où il y a beaucoup de jonc, la majorité des amateurs changent de direction en espérant que leur offrande ne s’accroche pas aux plantes marines. Pourtant, l’ensemble des structures végétales offre tous les avantages précédemment cités. Il serait donc astucieux de s’intéresser à ces dernières.

Les plantes aquatiques submergées les plus fréquentes, en ordre, sont : la vallisnérie américaine, le myriophylle de Sibérie, la cornifle nageante, l’élodée du Canada, le potamot pectiné, le potamot de Richardson, etc. Plusieurs espèces de poissons ne vivant pas en suspension dans la colonne d’eau, comme la mouchetée, le doré, le brochet, le maskinongé, la perchaude, l’achigan, et plusieurs autres, les fréquentent.

Il y a également les plantes aquatiques émergentes telles que : la quenouille, le rubanier à gros fruits, la sagittaire à larges feuilles, le scirpe d’Amérique et le scirpe des étangs qui seront les hôtes des carnassiers et des achigans.

Vous auriez drôlement intérêt à faire une recherche sur internet afin de savoir à quoi elles ressemblent. Ainsi, la prochaine fois que vous en verrez, vous en découvrirez peut-être les pleins potentiels. 

Ce qu’ils mangent

Ce n’est pas un secret pour personne, qu’en réussissant à imiter les bestioles que bouffent les poissons, on peut les déjouer plus facilement.

Toutefois, dans certains cas, leur diète alimentaire est composée de petits ménés qu’on ne connaît pas vraiment. Par exemple, il est très difficile de simuler la présence d’un chabot, si à la base, on ne se sait même pas à quoi ça ressemble.

Je vous propose donc d’effectuer des recherches sur le Net afin de trouver les offrandes qui imiteront le mieux les sources de nourritures citées.

Le doré jaune consomme entre autres, des épinoches, des perchaudes, des éperlans arcs-en-ciel, des chabots, des ciscos de lac, des grenouilles, des sangsues et des écrevisses. 

L’omble de fontaine, mieux connu sous le nom de mouchetée, affectionne en fonction de sa taille, des insectes terrestres et aquatiques, des ménés, des écrevisses, des batraciens, des lombrics, des petites couleuvres, des mulots et des sangsues.