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COVID-19: les réponses à vos questions

Blue Medical Disposable Face Mask with covid-19 printed on it. Covid-19 - Wuhan Novel Coronavirus pneumonia gets official name from WHO: COVID-19. Disposable breath filter face mask with earloop
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Vous êtes toujours nombreux à nous poser des questions sur la pandémie de COVID-19. Voici les réponses des experts à certaines d’entre elles.  

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Je prends de l’hydroxychoroquine (Plaquenil) depuis quelque temps déjà pour le traitement de la langue blanche. Le médicament me permet de manger plus normalement et diminue mes douleurs à la langue. J’ai appris hier par mon pharmacien que je n’aurais plus accès à ce médicament, car tout le stock est retenu pour des tests pour le traitement du coronavirus. Y aura-t-il des exceptions et, si oui, qui pourra continuer à le recevoir? (Michel Houde)  

«Vendredi dernier l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux [INESSS] a émis un avis selon lequel, sauf dans certaines exceptions, on cesserait d’utiliser ce médicament, notamment lorsqu’on a d’autres options. On préfère que ces gens-là cessent l’hydroxychloroquine pour éventuellement voir comment on va l’utiliser de façon optimale dans le traitement de la COVID-19. Sur neuf études canadiennes, le Québec participe actuellement à six de ces études-là, et un certain nombre d’entre elles utilisent, pas exclusivement l’hydroxychloroquine, mais l’utilisent. Faut pas mettre tous nos espoirs dans cette molécule-là, mais plusieurs recherches sont en cours. On garde ce médicament, pour le moment, pour les cas très sévères qui sont hospitalisés. On veut éviter qu’il soit en circulation ambulatoire.»  

- Diane Lamarre, pharmacienne, sur les ondes de LCN  

Selon une ordonnance nationale envoyée aux pharmaciens par l’INESSS dont nous avons obtenu copie, les personnes atteintes de maladies chroniques et possédant une ordonnance d’hydroxychloroquine ou de chloroquine (Plaquenil, Aralen et leurs génériques) doivent en cesser l’utilisation, hormis dans quatre cas précis:   

  • Diagnostic de lupus érythémateux disséminé  
  • Grossesse  
  • Enfant ou adolescent de moins de 18 ans atteints d’arthrite juvénile idiopathique  
  • Ordonnance par le médecin traitant ou médecin de famille indiquant la poursuite du traitement pendant l’urgence sanitaire liée à la COVID-19   

Le document précise que les stocks d’hydroxychloroquine et de chloroquine actuellement dans les pharmacies sont temporairement destinés à ces patients et NE sont PAS destinés au traitement des patients du Québec atteints de la COVID-19.  

J'ai entendu à la télévision américaine qu'en cas d'infection à la COVID-19, une douche nasale pourrait diriger le virus vers les poumons et aggraver les symptômes. Depuis, j'ai cessé de soumettre ma fille de 2 ans à la douche nasale saline quotidienne qui sert à prévenir ses otites. Par contre, elle a commencé à ronfler, car nous ne dégageons plus son nez comme d'habitude. Qu'en pensez-vous? (Sessé Koffigoh)   

«Notre filtre à air naturel, c’est notre nez. Les douches nasales, c’est-à-dire l’eau saline dans le nez, c’est bien en général parce que ça nettoie le filtre. Par contre, si quelqu’un avait un début d’infection à la COVID-19, les douches nasales pourraient effectivement faire progresser le virus vers les bronches et les poumons. On est pris entre deux messages. Pratiquement tous les pharmaciens et les médecins vont suggérer la douche nasale à quelqu’un qui présente des symptômes de rhume et de grippe. D’ailleurs, si un enfant l’utilise sur une base régulière, notamment pour des rhinites chroniques ou des obstructions nasales chroniques, ça aide vraiment. Je dirais que s’il n’y a pas de signes d’infection à la COVID-19, je continuerais à administrer les douches. Par contre, si d’autres symptômes se développent, comme de la fièvre ou des difficultés respiratoires, je cesserais. Donc, en gros, ça serait de reprendre l’utilisation du produit, tout en faisant preuve de vigilance en surveillant les symptômes de près.»  

- Le Dr Christian Fortin  

Comment fait-on pour sortir de la quarantaine sans provoquer une deuxième vague de contamination? Les trois semaines demandées par le gouvernement Legault seront, de toute évidence, trop courtes. Si la Chine en a eu pour deux mois, cela veut-il dire que Legault n'a pas eu le courage de nous dire les choses en pleine face? (Sylvie Laposte)  

«Il faudra tenir compte du portrait épidémiologique qu’on va trouver dans toutes les régions du Québec. Il est possible que nos façons de faire soient différentes après la crise. On va probablement permettre à des entreprises plus essentielles que d’autres, des entreprises qui auront repensé leurs façons de faire, de reprendre pour permettre à la société de fonctionner.»  

- Horacio Arruda, directeur national de la santé publique, lors de la conférence de presse de dimanche  

J’applaudis la décision du gouvernement du Québec d’arrêter tous les snowbirds qui reviennent des États-Unis via les postes transfrontaliers de l’est, de les enregistrer et de leur expliquer la nécessité d’observer une quarantaine complète. Par contre, qu’en est-il de ceux qui entrent au Canada par l'Ontario et reviennent ensuite vers le Québec? L’autoroute 401, qui traverse entre autres Windsor, London, Toronto et Kingston, est fréquemment empruntée par les gens qui reviennent du Texas, de l’Arizona et même de la Floride. (Karen Filion)  

«Toutes les personnes qui entrent au Canada – peu importe leur pays d’origine et dans tous les modes d’entrée – sont obligées de s’auto-isoler pendant 14 jours. Tous les voyageurs arrivant au Canada à la frontière aérienne, terrestre, maritime ou ferroviaire, dans toutes les provinces, se voient demander quel est le but de leur visite et s’ils se sentent malade ou mal. L'agent des services frontaliers peut poser des questions supplémentaires pour déterminer si le voyage est essentiel ou non. Les agents de l'ASFC observeront les signes visibles de maladie et redirigeront tout voyageur qu'ils soupçonnent d'être malade à l’Agence de la santé publique du Canada pour un examen médical supplémentaire, quelle que soit la réponse du voyageur aux questions de contrôle sanitaire. Tous les voyageurs – peu importe leur pays d’origine et dans tous les modes d’entrée – sont évalués à leur arrivée au Canada. Le contrôle à l’entrée fait partie des outils importants de santé publique en période d’incertitude et fait partie d’une stratégie d’intervention gouvernementale à plusieurs niveaux.»  

- Judith Gadbois-St-Cyr, Porte-parole, Agence des services frontaliers du Canada  


Pourquoi la situation au Québec est-elle la plus à risque? Comment se fait-il que les autres provinces aient largement moins de cas que le Québec? Lorsque le gouvernement a débuté la fermeture des écoles et tout, le Québec suivait la progression des autres provinces, même que la situation était légèrement inférieure. Ce n'est pas juste une question de dépistages, puisque trois autres provinces font mieux que nous à ce sujet, dont la Colombie-Britannique. (Elisabeth Authier)  

«C’est rarement une seule cause. On revient sur une période antérieure où il y avait des voyages. [...] Ça dépend d’où ils sont allés, ça dépend du profil des voyageurs, ça dépend de comment ils se sont comportés au retour. Il est trop tôt. [...] Je ne sais pas quelles sont les stratégies de tests de la Colombie-Britannique et de l’Ontario. Il y a de nombreux phénomènes à analyser. La question de l’évolution de la pandémie, de comment elle s’est présentée au Québec par rapport à ailleurs, il y a comment on teste et comment on compte les hospitalisations, la façon de faire les diagnostics et la façon de mettre les mesures en place, mais c’est seulement dans quelque temps qu’on pourra tout analyser. [...] La courbe n’est pas encore aplatie, mais on est en deçà de ce qu’on avait projeté pour le moment.»  

- Horacio Arruda, directeur national de la santé publique, lors de la conférence de presse de dimanche  

«Quand on regarde les vols sur l’Europe, entre le Québec et la France, on a plus de vols. Dans le reste du Canada, c’est surtout le Royaume-Uni. Allez voir les chiffres entre la France et le Royaume-Uni. Il y a beaucoup plus de cas en France qu’au Royaume-Uni. Mais il y a une question aussi d’évolution. [...] Je ne dis pas que c’est l’explication. Le fait que notre congé scolaire n’était pas en même temps que l’Ontario, ça ne nous a pas aidés non plus, parce qu’il y avait plus de gens qui ont voyagé durant notre congé scolaire. En Ontario, le congé survenait au moment où les voyages internationaux avaient déjà été interdits.»  

- François Legault, premier ministre du Québec, lors de la conférence de presse de dimanche  

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