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[EN IMAGES] COVID-19: dans la peau d’un livreur d’épicerie

Notre journaliste a constaté le rythme effréné auquel sont soumis ces travailleurs

Notre journaliste Catherine Bouchard a passé une journée à travailler comme livreuse d’épicerie. Elle a eu un avant-goût de tous les défis que représente ce travail devenu essentiel pour de nombreuses personnes.
Photo Jean-Francois Desgagnés Notre journaliste Catherine Bouchard a passé une journée à travailler comme livreuse d’épicerie. Elle a eu un avant-goût de tous les défis que représente ce travail devenu essentiel pour de nombreuses personnes.

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Souvent peu considérés, les livreurs n’ont jamais été aussi importants que dans cette crise de la COVID-19 en apportant l’épicerie à ceux qui sont confinés chez eux. Le Journal a accompagné vendredi des employés de Roset, une petite épicerie de quartier située avenue Maguire, pour mettre en lumière leur travail.  

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La porte est à peine franchie, à 10 h, que l’on constate que l’épicerie est déjà une véritable fourmilière. «Ce sont des journées très achalandées. Au début, c’était le bordel», lance Sarah-Julie Langlois, copropriétaire du Roset.  

Notre journaliste Catherine Bouchard a passé une journée à travailler comme livreuse d’épicerie. Elle a eu un avant-goût de tous les défis que représente ce travail devenu essentiel pour de nombreuses personnes.
Photo Jean-François Desgagnés

Avant la pandémie, l’épicerie livrait entre huit et dix commandes par jour. Elle a dû s’adapter rapidement pour répondre à la demande pour une cinquantaine de livraisons par jour.  

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Les effectifs ont été quadruplés et la méthode de travail a aussi été revue au fil des jours afin d’être plus efficace, notamment pour gérer la prise de commandes au téléphone ou par courriel.  

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Un défi dans les allées  

C’est également tout un défi pour l’équipe en place de procéder au montage des nombreuses commandes.  

«La plupart sont de jeunes étudiants qui, il y a deux semaines, faisaient des quarts de trois à quatre heures par semaine. Là, ils font une vingtaine d’heures», explique Mme Langlois.  

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Liste à la main, ils se promènent dans les allées, au travers d’autres clients, en respectant les règles de distanciation physique.  

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Le Journal a réalisé, en se prêtant à l’exercice, qu’il suffit qu’un seul produit ne soit pas disponible pour ralentir le processus. Les employés doivent parfois appeler un client pour demander des précisions.  

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Le constat est clair : c’est beaucoup plus long faire l’épicerie de quelqu’un d’autre.  

Précautions sur la route  

Une fois la commande assemblée, le livreur a beaucoup de précautions à prendre avant que les denrées ne soient apportées à destination.  

Notre journaliste Catherine Bouchard a passé une journée à travailler comme livreuse d’épicerie. Elle a eu un avant-goût de tous les défis que représente ce travail devenu essentiel pour de nombreuses personnes.
Photo Jean-François Desgagnés

«J’ai demandé aux livreurs de toujours s’informer, à savoir si le client est en quarantaine. Si c’est le cas, je ne veux même pas qu’ils touchent à la rampe d’escalier. Ils laissent la boîte à l’entrée», explique Mme Langlois. Elle ne veut pas que la COVID-19 s’invite dans son commerce.  

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La collaboration des clients est aussi importante. Lors d’une livraison, Le Journal a attendu de longues minutes avant de pouvoir remettre une commande puisque la cliente parlait au téléphone.  

Notre journaliste Catherine Bouchard a passé une journée à travailler comme livreuse d’épicerie. Elle a eu un avant-goût de tous les défis que représente ce travail devenu essentiel pour de nombreuses personnes.
Photo Jean-François Desgagnés

Si vous attendez une livraison de nourriture en cette période de pandémie, de grâce, ouvrez rapidement au livreur et à l’heure convenue. Et, surtout, dites-lui merci. 

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