/news/coronavirus
Navigation

Mesures d’exception pour problèmes de vision

Certains problèmes de vision ne peuvent attendre la fin de la pandémie

La Dre Lucie Laurin, optométriste.
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE La Dre Lucie Laurin, optométriste.

Coup d'oeil sur cet article

Des optométristes de Québec et de la région montréalaise prennent les grands moyens pour continuer de répondre aux urgences de leur clientèle pendant la pandémie de coronavirus. On pourrait même vous servir avec... un filet de pêche!  

• À lire aussi: COVID-19: 2840 cas confirmés au Québec, aucun nouveau décès  

• À lire aussi: Trudeau annonce plus de 200 millions $ pour les organismes communautaires  

Ces jours-ci, les consultations n’ont rien de banal dans les quatre centres de soins oculaires Eye Am.  

La Dre Lucie Laurin, optométriste.
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Si on vous laisse entrer – vous ne devez pas avoir de symptômes grippaux, ni avoir voyagé ou avoir été en contact avec quelqu’un qui a voyagé –, vous découvrirez une lunetterie méconnaissable avec, par exemple, des présentoirs recouverts d’une pellicule de plastique.  

«On ne vend pas des lunettes, on est en mode clinique d’urgence. [...] On essaie de réduire le risque pour les patients et pour nous-mêmes», résume une copropriétaire de l’entreprise, la Dre Lucie Laurin, optométriste.  

Étrange  

Un employé vous accueillera derrière une vitre et vous demandera de vous laver les mains. Vous devrez porter un vêtement qui a des poches et y garder vos mains en toute circonstance.  

Les sacoches, cellulaires et autres accessoires sont proscrits.  

La Dre Lucie Laurin, optométriste.
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Vous serez ensuite pris en charge par un professionnel ganté et masqué, et une autre vitre vous séparera de lui quand il s’approchera pour examiner vos yeux.   

Tout cela est «très étrange» dans un domaine ou le contact humain est normalement si important, convient la Dre Laurin.  

Or, même en temps de pandémie, certains problèmes ne peuvent attendre, que vous ayez brisé ou perdu vos lunettes ou qu’un bran de scie se soit coincé dans votre oeil alors que vous profitiez de la quarantaine pour faire des travaux.  

Il faut absolument consulter un professionnel pour «tout ce qui est corps étranger, douleur ou rougeur persistante» à l’oeil, dit la Dre Laurin.  

Service à l’auto  

La Dre Lucie Laurin, optométriste.
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Depuis lundi dernier, les centres Eye Am ne répondent qu’à ce type d’urgence, ce qui représente normalement 1% de ses revenus. Il faut préalablement prendre rendez-vous.  

L’entreprise considère que son approche aide à désengorger le réseau de la santé.  

Et si vous êtes atteint de la COVID-19 ou en avez des symptômes, les optométristes d’Eye Am ont aussi pensé à vous.  

Pour tout ce qui concerne la réparation urgente de monture, un service à l’auto est en place. C’est là que le filet de pêche, avec un très long manche, entre en scène. Il permettra à un employé de récupérer votre monture en toute sécurité, sans que vous, ou préférablement un proche, ayez à sortir de votre véhicule.  

Pour d’autres problèmes de santé, on devra probablement vous diriger vers un hôpital.  

À VOIR AUSSI