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Philippe aux Philippines

Philippe Ordenes-Jacob, accompagné de sa femme Angie, leur fils Antoine et sa mère Thérèse.
Photo courtoisie Philippe Ordenes-Jacob, accompagné de sa femme Angie, leur fils Antoine et sa mère Thérèse.

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Mon ami Philippe Ordenes-Jacob me parlait du coronavirus chaque jour bien avant que le Dr Arruda n’arrive dans nos vies.  

À Cebu, aux Philippines, où il habite avec sa femme Angie et leur bambin Antoine, on prend la température de tout le monde à l’entrée des commerces et des complexes d’habitation depuis février. Le pays de 110 millions d’habitants, voisin de la Chine, se tire assez bien d’affaire avec 1075 cas identifiés jusqu’ici.    

La maladie progresse toutefois et le gouvernement durcit le ton. C’est in extremis que Philippe a pu mettre sa mère en visite sur un avion vers Montréal, avant que l’aéroport de Cebu ne ferme. L’armée impose une quarantaine ne permettant qu’à un membre du ménage de sortir pour chercher de la nourriture. Le président Duterte a déclaré que quiconque ne respecterait pas le couvre-feu serait enfermé avec des chiens.   

Démarches   

Philippe aimerait mieux être ici pendant cette crise, dans un pays où les gouvernants sont moins autoritaires et où il pourra, au besoin, être soigné dans nos hôpitaux.    

Philippe était déjà en démarche pour que son fils obtienne la citoyenneté canadienne au début de l’éclosion. Il attendait que les procédures soient complétées pour entamer le processus avec sa femme. Maintenant, ils veulent tous s’en venir au plus vite.   

Au consulat canadien, qu’il a eu toutes les peines à joindre, on lui a dit que sa femme devrait obtenir un visa électronique pour pouvoir entrer au Canada, une démarche dont les délais se comptent en mois.   

Débloquer le dossier   

Philippe est face à un choix déchirant. Si les avions attendus pour ramener les ressortissants canadiens des Philippines finissent par décoller, il n’abandonnera pas sa femme et son fils.   

Comme des milliers de citoyens canadiens dans le monde, Philippe espère une intervention politique pour faire débloquer le dossier et rentrer au pays.   

Le temps presse.