/opinion/columnists
Navigation

Que serait notre monde sans vaccins?

Coup d'oeil sur cet article

La planète entière se voit présentement servir une parfaite représentation de ce que serait notre monde sans l’une des inventions les plus significatives de l’histoire de l’humanité, le vaccin. 

Inventeur du premier vaccin atténué, Louis Pasteur a énoncé en 1881 le principe de la vaccination. Il l’a décrit comme « des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui préserve de la maladie mortelle ». 

Ces dernières années, on a assisté à une émergence du discours anti-vaccin, pour toutes sortes de raisons. Ce discours, qui apparaît des plus incongrus alors qu’un vaccin contre le COVID-19 est désespérément recherché, n’est pourtant pas nouveau. 

Variole à Montréal 

En 1885, à Montréal, une épidémie de variole a causé plus de 5000 décès, et défiguré 13 000 personnes. Des manifestations contre la vaccination ont alors eu lieu, portées par une théorie du complot. On voulait prétendument empoisonner les gens avec des vaccins. 

La situation actuelle vient néanmoins rappeler l’importance des vaccins et leur impact sur nos vies. On finit par l’oublier, car les maladies graves qui autrefois provoquaient des morts en série ont disparu ou se font désormais très rares. Il fut un temps où des maladies comme la rougeole, la rubéole et les oreillons tuaient des enfants par milliers. 

Néanmoins, si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est bel et bien grâce aux vaccins. 

Multiples protections 

Mais il y a plus, comme l’expose le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), spécialiste des maladies infectieuses et immunitaires. « C’est bête à dire, fait-il remarquer, mais actuellement, avoir un vaccin, ça protégerait non seulement contre le fait d’être malade, hospitalisé et d’en mourir, mais ça nous aurait protégés contre toutes les conséquences économiques et sociales qui vont découler de cette pandémie. » 

Des conséquences dont on ne peut encore mesurer l’ampleur, mais qui seront sans aucun doute considérables.