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Accès limité à certaines régions

De La Pocatière à Val D’or en une journée pour aller chercher ses enfants

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VAL-D’OR | Un père de famille a roulé de Val D’Or à La Pocatière en une journée pour aller chercher ses enfants après que le gouvernement du Québec a annoncé qu’il restreignait l’accès à huit régions. 

Denis Bourassa est allé chercher ses enfants juste à temps samedi, alors que le la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a annoncé la mise en place de barrages routiers limitant l’accès à certaines régions du Québec dont l’Abitibi-Témiscamingue et le Bas-Saint-Laurent. 

Ça lui aura pris environ 10 heures pour traverser plus de 900 km et quatre barrages routiers. 

À 17 h samedi, chiffon à la main, pour éviter toute contamination, il faisait le plein d’essence à une station-service de Louvicourt, à la sortie de Val-d’Or. 

« Je me croise les doigts pour pouvoir passer », confiait nerveusement au Journal Denis Bourassa. 

La veille, le résidant de La Pocatière s’était rendu en Abitibi pour aller chercher ses trois enfants en congé forcé à cause de la pandémie de COVID-19. 

« J’étais supposé repartir lundi, mais quand on a appris ça, j’ai précipité les affaires », raconte-t-il. 

Malgré l’heure tardive de la journée et les 900 km qu’il devait parcourir, M. Bourassa n’avait pas l’intention d’arrêter en chemin. « Je n’ai pas le choix! Tous les motels sont fermés! C’est sûr qu’on va arriver pendant la nuit. On n’a pas le choix », répète-t-il, résigné. 

Rendus à bon port

Après avoir roulé de longues heures sur des routes pratiquement désertes, c’est à 1h45 du matin que Denis Bourassa et ses trois enfants sont entrés à la maison. Seulement entre Val-d’Or et Grand-Remous, en Outaouais, ils ont traversé trois barrages routiers. Le quatrième a été croisé seulement une fois rendus à La Pocatière, à l’entrée du Bas-Saint-Laurent. 

« Les policiers demandaient d’où j’arrivais et où j’allais et ils nous laissaient passer comme mon adresse était à La Pocatière », a-t-il témoigné dimanche. 

Dans les conditions actuelles, le chemin du retour n’est pas prévu de sitôt. 

« Même si les routes rouvrent demain matin, ils vont rester au moins un mois, parce que l’école ne recommencera pas avant mai », indique le père, qui, malgré tout, se réjouit de passer ce temps avec ses enfants. « D’habitude, j’y vais aux trois semaines et je reste seulement trois ou quatre jours. On ne se voit pas souvent. On va en profiter ! ».