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Ça va bien aller!

Ça va bien aller!
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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On l’espère tous, mais il va falloir dompter cet enfant roi qu’est notre ego. 

Ce petit diable alimenté par le culte de la beauté, de la performance et que la soif intarissable de reconnaissance exacerbe. 

Cet enfant «teflon» qui nous incite à faire des petits partys dans nos cours arrière, au mépris des directives du gouvernement.  

Ce petit affreux qui nous pousse à proférer des inepties sur les réseaux sociaux. Du genre: «Le gouvernement exagère, on attrape une grippe tout au plus et les vieux qui meurent sont des fardeaux pour la société».  

Il y a des esprits si lourds, qu’ils drainent leurs congénères vers le fond. Ce sont eux, les fardeaux. 

Si nous refusons d’entendre raison en continuant de faire à notre tête, l’armée canadienne, que certains appellent de tous leurs vœux, va finir par débarquer. 

En point de presse, on insiste auprès de Justin Trudeau pour savoir quand il déclarera la Loi sur les mesures d’urgence. Sans doute pour pouvoir mieux le conspuer lorsqu’il en viendra à céder devant la pression.  

Serions-nous davantage rassurés de voir à la tête du pays un joker orange qui accorde plus d’importance à ses actions en Bourse qu’à la survie de sa population? 

À New York, le docteur Julien Cavanagh, neurologue mobilisé à l’urgence d’un hôpital dédié à la COVID-19, accordait une entrevue à nos médias. 

Dans un français impeccable, il nous a décrit la gravité de la situation chez eux, une tragédie. 

Il nous assure que les mesures que nos dirigeants ont eu la sagesse d’instaurer assez tôt nous donnent une bonne longueur d’avance dans cette course. 

Il nous en félicite et nous implore d’observer ces consignes. Elles sauvent des vies. 

On a été plus smattes que les Amaricains, comme dirait Elvis Gratton. 

Je le confesse, je ne me possède plus d’être enfermée en quarantaine. Déjà plus d’une semaine sans mettre le nez dehors. J’ai hâte de sortir faire les courses de mon ado de 88 ans qui m’appelle tous les jours pour m’obstiner sur tous les sujets et me faire damner. Tu parles d’un beau fardeau!  

Ce dimanche, tremblement de terre au cœur de la nuit et en après-midi, le docteur Arruda déchaîné qui se tape sur la main en démontrant comment il faut absolument aplatir la courbe. Ça et son discours sur le banc et comment s’y asseoir: irrésistible! Le web s’est régalé et tout le Québec en redemande. 

Ô Horacio, ce regard de braise derrière vos chics lunettes 

Attise la flamme dans mon cœur de midinette.