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Combattre avec le général

Général Charles De Gaulle
Photo d'archives

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Nous sommes en guerre, ne cesse-t-on de répéter.

Et si, pour nous donner du courage, on s’en remettait à un grand chef de guerre qui n’a jamais baissé les bras, même dans les jours les plus sombres ?

Voici six citations du général de Gaulle, qui prennent un sens tout particulier aujourd’hui. 

SUIVEZ LES CONSIGNES !

« Pour la nation qui se bat, les pieds et les poings liés, le bon ordre de la bataille exige plusieurs conditions. La première est que les consignes données par le gouvernement et par les chefs qu’il a qualifiés pour le faire soient exactement suivies. » (6 juin 1944)

Écoutez ce que les autorités politiques et médicales vous disent ! Nous devons tous marcher du même pas et dans la même direction, sinon on n’y arrivera pas...

« Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. » (Appel du 18 juin 1940)

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LE TRIO DE CHOC

Chaque jour, le trio de choc nous donne des nouvelles du front. Et parfois, ces nouvelles sont mauvaises. Mais il faut garder espoir, car partout à travers le monde des chercheurs travaillent d’arrache-pied pour trouver sinon un vaccin, du moins un médicament capable de soigner les gens contaminés...

« Plus le trouble est grand, plus il faut gouverner. Sortant d’un immense tumulte, ce qui s’impose, d’abord, est de remettre le pays au travail. Mais la première condition est que les travailleurs puissent vivre. » (Mémoires de guerre)

Certes, il faudra bien un jour rouvrir les entreprises et permettre aux gens de retourner travailler. Mais on ne le fera que le jour où l’on sera certain que c’est sécuritaire. Actuellement, la protection de la santé publique est plus importante que la relance de l’économie. 

« Seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que le peuple porte en lui-même. » (Mémoires de guerre)

Rien de mieux que d’avoir un ennemi commun, qui nous menace tous, pour souder une population. Avant cette crise, on avait parfois l’impression que le Québec n’était plus qu’un amas de petits groupes, chacun défendant ses intérêts. Aujourd’hui, nous sommes redevenus une nation.

« Rappelez-vous que jusqu’à nouvel ordre, nous sommes trop faibles pour ne pas être intransigeants. » (28 juin 1940)

Dans une situation difficile comme celle que nous traversons, nous ne pouvons nous permettre le luxe d’être trop « gentils ». 

L’État n’aura bientôt plus le choix : il devra sévir contre les récalcitrants, par des amendes ou même des arrestations, comme on le fait dans certains pays. 

« Que puis-je faire, quand tant de gens s’en fichent ? Et quand ceux qui ne s’en fichent pas tout à fait pensent avant tout à eux, à leurs intérêts personnels, à leur compte en banque ? Quand il n’y a plus que des gens comme ça, le pays est fichu ! » (Mars 1967)

Après des décennies passées à prier à l’autel des droits individuels, il est temps que nous nous rendions compte que nous avons aussi des devoirs.

Et n’oubliez pas, comme l’a dit le général : « La fin de l’espoir est le commencement de la mort.