/news/coronavirus
Navigation

COVID-19: les agents correctionnels canadiens veulent être protégés

Coup d'oeil sur cet article

Les agents correctionnels canadiens veulent être mieux protégés après avoir appris que deux détenus du pénitencier de Port-Cartier sont atteints de la COVID-19.

• À lire aussi: COVID-19: 3430 cas au Québec, les commerces fermés les dimanches

Neuf employés travaillant à Port-Cartier ont aussi été testés positifs au coronavirus.

L’établissement se trouve en isolement cellulaire et tous les détenus font l’objet d’une surveillance pour des symptômes. Les employés se rendant au pénitencier doivent porter un masque et leur température est aussi prélevée.

Seuls les agents correctionnels qui n’ont eu aucun contact avec ceux qui ont été testés positifs se présentent au travail.

Des protocoles améliorés de nettoyage ont été mis en place et les employés doivent également changer d’uniforme lorsqu’ils quittent l’établissement.

Les visites, les absences temporaires et les transferts sont suspendus.

Outre ces mesures, le syndicat UCCO-SACC-CSN demande au gouvernement fédéral d’établir des critères différents pour traiter les tests des agents correctionnels et des autres membres personnels d’urgence.

Afin de maintenir la ligne de front dans nos établissements, il peut être nécessaire de tester les employés qui ne présentent pas de symptômes, mais qui ont pu avoir des contacts avec une personne confirmée positive, car la mise en quarantaine pendant une période de 14 jours peut ne pas être réalisable sur le plan opérationnel.

Par ailleurs, l’appel récent de la sénatrice Kim Pate en faveur de la libération immédiate des détenus fédéraux marque un mépris total pour la sécurité publique, précise le syndicat.

L’accent doit être mis sur la modification des routines dans nos établissements dans le but de respecter la distanciation sociale imposée et les directives d’auto-isolement.

Le syndicat des agents correctionnels du Canada représente plus de 7 400 membres à travers le pays.