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«Le tricheur» : un baume dans la tourmente

«Le tricheur» : un baume dans la tourmente
Photo COURTOISIE TVA

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Un service essentiel, Le tricheur? Alors que la population n’en a présentement, avec raison, que pour l’évolution de la pandémie de COVID-19 et les mimiques d’Horacio Arruda, le jeu quotidien de TVA continue de rallier près d’un million de téléspectateurs, et souvent davantage, chaque soir.

«C’est sûr que c’est bon pour le moral», rigole en entrevue l’animateur Guy Jodoin, heureux de constater que le concept, en ondes depuis janvier 2012, ne s’essouffle pas.

Guy Jodoin s’amuse d’ailleurs de remarquer que, même en temps normal, deux mètres de distance séparent les invités du Tricheur lors des parties. La présente saison devant se terminer quelque part en mai, les derniers enregistrements du rendez-vous de début de soirée ont eu lieu le week-end du 14 et 15 mars, alors que le gouvernement commençait tout juste à imposer ses mesures de sécurité. Le public en studio a alors été réduit à une vingtaine de personnes.

«On a été très chanceux», souligne Guy Jodoin, qui, encore aujourd’hui, compare sa tribune à un «party de famille».

«J’ai la chance de connaître de plus en plus les artistes avec le temps. Je ne passe pas mes semaines avec eux, mais je les connais profondément. Je n’ai pas peur de rebondir sur leurs propos et de les mettre à l’épreuve. Ça devient donc un "party de famille". On rigole, on niaise, on se tire la pipe de façon amicale. À la télévision, j’ai horreur de la routine; avec l’équipe, j’aime qu’on se "challenge" pour "pousser la machine" et créer des moments. Je suis très autocritique.»

L’automne dernier, Le tricheur a même franchi la barre des trois millions de dollars remis à des organismes et fondations, selon les causes endossées par les invités.

Avec Bruno Blanchet

Comme tout le monde, Guy Jodoin a vu son horaire chamboulé par la «pause coronavirus» qui paralyse présentement le Québec. Par exemple, il devait partir en tournée avec la Ligue nationale d’improvisation (LNI) en sol européen à la mi-mars, mais le projet a évidemment été mis sur la glace.

Le tournage d’Alertes, série dérivée d’ Alerte Amber prévue à la grille de TVA l’automne prochain – où il reprendra son rôle de Marc-André Bonenfant, directeur général de l’Escouade pour personnes disparues –, a également été repoussé.

Guy Jodoin devra toutefois être prêt à «sprinter» quand la vie reprendra son cours : entre la tournée des Voisins, la promotion d’Escouade 99 qui arrivera sur Club illico dans la prochaine année, l’animation de nouvelles éditions de La magie des stars et le possible tournage du troisième film Dans une galaxie près de chez vous, il espère une dixième année du Tricheur au début 2021.

Puis, comme si ce n’était pas assez, il est toujours de La dérape, autre produit de Club illico dont la troisième saison sera dévoilée incessamment. Avec son vieux complice Bruno Blanchet – avec qui il a jadis fait la pluie et le beau temps au Studio et à N’ajustez pas votre sécheuse, allant jusqu’à jouer une mousse de nombril – il a de surcroît enregistré le pilote d’une émission qui verra peut-être le jour prochainement.

«Bruno aimerait rallier des gens avec qui il a fait des folies à la télévision, créer une "gang" autour de lui, révèle Guy Jodoin. Il revient aussi fou qu’il l’a toujours été! Quand il me l’a demandé, ça n’a pas pris deux secondes, et j’ai dit oui. Il a tellement un cerveau complètement dans le champ!»

Le tricheur, du lundi au vendredi, 18 h 30, TVA.