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Personnel d'autres régions sur la Côte-Nord: des infirmières inquiètes

STOCKQMI-SANTÉ
Photo d'archives, Agence QMI

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Alors que les cas de COVID-19 augmentent, plusieurs infirmières de la Côte-Nord sont inquiètes de devoir travailler avec de la main-d’oeuvre indépendante provenant de l’extérieur de la région.

Le SIISNEQ (Syndicat des infirmières et infirmiers du nord-est québécois) reçoit chaque semaine plusieurs messages de membres inquiets à propos de cette situation.

Le syndicat rappelle qu’à cause d’une pénurie de main-d’œuvre, le réseau de la santé régional n’a pas le choix de faire appel à du personnel indépendant pour fonctionner.

Pour l’instant, les travailleurs des agences privées remplissent un questionnaire pour savoir s’ils ont des symptômes reliés à la COVID-19 ou s’ils ont été en contact avec une personne infectée avant de venir sur la Côte-Nord.

«Une fois qu’on s’est assuré que ces gens-là quand ils arrivent ne sont pas porteurs de la COVID-19, on gère la situation», souligne Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ.

«Vous comprendrez que ces gens-là ne viennent pas une seule journée. L’employeur essaie de faire en sorte que les périodes de travail soient assez longues pour justement éviter le va-et-vient entre les régions», précise-t-elle.

Le syndicat se préoccupe aussi des travailleuses enceintes qui continuent de travailler et d’être en contact avec la clientèle dans les milieux hospitaliers.

Nathalie Savard affirme qu’environ 40 femmes seront réaffectées à d’autres tâches d’ici la fin de la semaine. Le SIISNEQ représente environ 2000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes dans le réseau public de la santé sur la Côte-Nord.

Le CISSS de la Côte-Nord est le plus grand employeur de la région.