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COVID-19: des bénévoles à l’épicerie pour semer un peu de bonheur

Un groupe fait les commissions des gens vulnérables

Natasha Leclerc (à gauche) a lancé un mouvement d’entraide pour faire les commissions des personnes qui sont isolées durant la pandémie.
Photo Simon Clark Natasha Leclerc (à gauche) a lancé un mouvement d’entraide pour faire les commissions des personnes qui sont isolées durant la pandémie.

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Une livraison à la fois, une vingtaine de bénévoles de Québec tentent d’illuminer les journées de personnes aînées ou vulnérables en leur offrant de faire leurs courses durant la pandémie.  

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En congé forcé en raison du coronavirus, Natasha Leclerc cherchait un moyen de donner au suivant. L’éducatrice spécialisée en milieu scolaire s’est inspirée de mouvements analogues au Saguenay et en Mauricie pour fonder, il y a quelques jours, le groupe Facebook «Réseau d’entraide commissions/livraisons - Ville de Québec et environs».   

Natasha Leclerc (à gauche) a lancé un mouvement d’entraide pour faire les commissions des personnes qui sont isolées durant la pandémie.
Photo Simon Clark

«Je me disais: je suis à la maison, j’ai la chance d’être payée et de ne pas avoir ce souci financier là, que plein d’autres ont, alors il faut bien que ça serve à quelque chose», relate la femme trentenaire qui ne supporte pas de rester les bras croisés.   

Déjà 22 livreurs  

En une fin de semaine, avec un collègue éloigné qui avait le même désir d’aider, elle est parvenue à monter une équipe de 22 livreurs, dont plusieurs sont enseignants, aux quatre coins de la ville. «On couvre pas mal tous les secteurs de la ville», souligne Mme Leclerc.   

Natasha Leclerc (à gauche) a lancé un mouvement d’entraide pour faire les commissions des personnes qui sont isolées durant la pandémie.
Photo Simon Clark

Tous sont prêts à faire les commissions pour des inconnus qui ne peuvent sortir de chez eux, sans rien attendre en retour. Ils peuvent se rendre à l’épicerie, à la pharmacie ou même à la quincaillerie, dans la mesure où cela répond à un besoin essentiel.   

Les clients n’ont qu’à rembourser les achats quand on leur apporte leur commande. Ceux qui le souhaitent peuvent laisser un petit montant pour couvrir l’essence.   

Joie contagieuse  

Le service est ouvert à tous ceux qui vivent une vulnérabilité, quelle qu’elle soit. Les premiers usagers sont des personnes d’un certain âge qui doivent respecter un isolement strict, mais cela pourrait aussi bien être des individus qui vivent avec une déficience physique ou intellectuelle, un problème de santé ou des gens de retour de voyage, poursuit Mme Leclerc.   

Rapidement, les bénévoles ont réalisé qu’il ne fallait pas grand-chose pour provoquer des sourires et que plusieurs personnes n’osaient pas demander de l’aide à un voisin.   

«[Certains] disaient: je n’aurais pas pensé le faire, mais je suis donc bien heureuse de demander le service, parce que ça fait du bien, aussi, de voir d’autres personnes, de voir quelqu’un de souriant qui débarque. On a une joie de vivre contagieuse, parce qu’on est heureux de rendre ce service-là», dit Natasha Leclerc.   

Pour en bénéficier, il est possible de contacter le groupe par Facebook, par courriel (aidecommissionsquebec@gmail.com) et bientôt par téléphone. Naturellement, les volontaires prennent les précautions nécessaires, comme se laver les mains et garder leurs distances.