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COVID-19: le télétravail précipité entraîne plusieurs conséquences négatives, selon le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

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Un sondage réalisé par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) auprès de ses membres révèle que 40% d’entre eux font du télétravail et que cette nouvelle réalité, implantée dans l'urgence, apporte son lot de conséquences négatives. 

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Le sondage a été envoyé aux 37 000 travailleurs représentés par le SFPQ. Près de 2000 membres, dont des fonctionnaires, ouvriers et employés de l’Agence du revenu, ont répondu au questionnaire. 

Voici ce qui en ressort:  

  • 30,4% notent une diminution de l’autonomie professionnelle, notamment en raison de gestionnaires plus pointilleux; 
  • 40,5% disent ressentir une hausse du sentiment d’isolement;  
  • 18,5% voient leur sentiment d’appartenance diminuer;  
  • 26,2% ressentent une diminution de l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle, notamment en raison de la présence des enfants à la maison;  
  • 30,59% dénotent une diminution de la qualité de la collaboration; 
  • 37,13% disent ressentir une hausse du stress, notamment parce qu’ils trouvent difficile de maintenir les services aux citoyens dans cette situation.  

Selon Christian Daigle, président du SFPQ, le télétravail a toujours intéressé une partie de ses membres pour qui la chose est possible. Le sondage, réalisé dans le contexte actuel, n’est pas représentatif d’une situation normale. 

«Dans le contexte actuel, le télétravail a été forcé et fait de façon précipitée. Les gens qui font du télétravail, chez nous, vivent beaucoup d’isolement et de stress dans cette situation. En temps normal, nous aurions négocié avec l’employeur, on aurait regardé les facteurs et il y aurait eu une entente», fait valoir M. Daigle. 

Le sondage révèle également que 50% des membres se déplacent toujours jusqu'à leur lieu de travail et que 8% partagent leur temps entre la maison et le bureau. 

Selon M. Daigle, plusieurs membres qui doivent continuer d’aller au bureau pourraient facilement faire du télétravail. 

«MM. Legault et Arruda sont capables de dire à des entreprises de fermer leurs portes, alors que j’ai des gens qui se font demander d’aller au bureau, même s’ils peuvent rester à la maison pour travailler. C’est complètement illogique», dénonce-t-il. 

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