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COVID-19: on répond à vos questions

COVID-19: on répond à vos questions
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Vous avez des questions sur les mesures annoncées par les gouvernements? Vous doutez d’une nouvelle relayée sur les réseaux sociaux? Votre témoignage mérite notre attention?

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Écrivez-nous dès maintenant à l’adresse coronavirus@quebecormedia.com. Nous tenterons de répondre à votre question au cours des prochains jours.

J'ai vendu ma maison à Sherbrooke avant l'arrivée en force du coronavirus au Québec. Je dois déménager le 1er mai. En Estrie, est-ce que tous les déménagements sont reportés? (Jean-Samuel Demers)

«Non. Les déménageurs font partie de la liste des travailleurs essentiels. On suit les consignes du ministère. Les déménagements ne sont pas reportés en Estrie.» 

- Marie-Ève Nadeau, conseillère en communications à la Santé publique de l'Estrie

Est-ce sécuritaire et efficace de désinfecter les masques normalement destinés à un usage unique?

«Pour la population générale, ce n’est définitivement pas une bonne idée, étant donné qu’on n’a pas la formation pour tester l’efficacité du masque. Dans le milieu hospitalier, en période de pénurie, c’est déjà arrivé qu’on réutilise. Pour décontaminer un masque, on peut utiliser du peroxyde, de la chaleur ou encore le laisser dans un endroit sec de trois à quatre jours, ce qui devrait suffire à désactiver le virus. Il faut quand même être prudent en l’inspectant et en le testant adéquatement pour s’assurer de son efficacité. En ce moment, on ne peut pas savoir si la réutilisation est problématique. En temps normal, ce n’est pas recommandé, mais en pénurie, c’est permis.» 

- Christian L. Jacob, microbiologiste agréé et président de l’Association des microbiologistes du Québec

Dans l’éventualité où deux parents sont hospitalisés pour la COVID-19, qu’arrivera-t-il aux enfants? (Valentine Pauly)

«Selon le Code civil du Québec, il y a deux possibilités lorsqu’on ne peut pas répondre à notre devoir de parent. La première, c’est de déléguer notre autorité parentale à quelqu’un en qui on a confiance, comme un grand-parent, un oncle, une tante, ou même un voisin. Si cette option n’est pas disponible, ce sera au Département de la protection de la jeunesse de trouver une famille temporaire à notre enfant.» 

- Maria Battaglia, avocate en droit familial et membre de l’Association des avocats et avocates en droit familial du Québec

J'ai une sœur de 20 ans qui continue de se promener partout en autobus et d'aller voir ses amis. Légalement, que puis-je faire?

«Si elle contrevient à une recommandation gouvernementale, on ne peut pas agir, outre que de lui faire la morale. Par contre, s’il s’agit d’un ordre provincial, comme celui de ne pas se rassembler dans ce cas-ci, on peut appeler la police. Elle s’expose ainsi à une amende de 1000 à 6000 $. S’il s’agissait d’un ordre fédéral, elle pourrait être emprisonnée. Pour vous donner un exemple, un snowbird qui revient de voyage a l’obligation de se mettre en quarantaine, selon la Loi sur la mise en quarantaine. S’ils contreviennent à cette loi, ils s’exposent à une peine de prison de trois ans et à une amende assez salée. » 

- Me François-David Bernier, avocat et analyste judiciaire à TVA, LCN, et animateur à QUB Radio

Étant donné que l’économie est en chute libre, est-ce que la monnaie canadienne prendra de la valeur si le Canada se relève de la crise avant les États-Unis? (Jacques Chamberland)

«La valeur du dollar canadien est en baisse, mais c’est essentiellement dû à la baisse du prix du pétrole. La valeur du dollar est liée à l’évolution du prix des matières premières. Lorsque le prix du pétrole rebondira, ça devrait se traduire par un rebond de la devise canadienne. Sa valeur est liée au dollar américain, mais l’inverse s’applique beaucoup moins. Ce qui sera déterminant, ce n’est pas de savoir qui entre les États-Unis et le Canada sortira de la crise en premier, mais plutôt comment la crise affectera l’économie américaine. C’est notre plus grand partenaire commercial. Je ne pense pas qu’il y aura beaucoup d’effets relatifs au pays qui se relèvera le premier. Par contre, le prix des matières premières dans les prochaines semaines influencera l’économie canadienne et le taux de change.» 

- Kristian Behrens, professeur au département des sciences économiques de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal