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Les «amis» de Catherine Dorion

Des populistes et des intimidateurs, il y a en a aussi parmi la gang de Catherine Dorion!

Les «amis» de Catherine Dorion
Photo d'archives, Simon Clark

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Entrée de blogue en réponse au statut public de Catherine Dorion publié hier sur sa page Facebook de députée.   

Bien sûr, j’étais bien au fait de l’affaire du «like» de la députée de Québec solidaire Catherine Dorion. Ah? Vous ne savez pas? C’est que la députée a cliqué sur le bouton «j’aime» sous une publication de Marc-André Cyr.     

Marc-André Cyr est un chargé de cours de l’UQAM; sciences politiques. Fier porte-étendard de l’extrême «gauche» politique. Voici la publication en question.     

Je savais tout ça.      

Mon collègue Richard Martineau n’a tout simplement pas digéré le fait que la députée «like» cette publication, de son compte Facebook personnel, précisons. Je lui laisse ça. Ça le regarde.     

Je préfère prendre ça avec un grain de sel. Qui n’a pas échappé un «like» à un moment donné? Qui n’a pas «liké» un truc à première lecture, sans trop s'y attarder?      

Sur Twitter, avant, je «likais» des trucs non parce que j’étais en accord systématiquement avec la publication, mais plutôt comme on mettrait un marque-page, afin de retrouver, plus tard, ladite publication.       

  • ÉCOUTEZ le commentaire de Steve E. Fortin avec Richard Martineau à QUB radio:    

Un jour, je me suis fait reprocher d’avoir «liké» un truc alors que, justement, je voulais pouvoir le retrouver pour m'en servir dans un texte, rien de plus. «Tu devrais utiliser la fonction signet, alors!» Ce que je fais depuis.      

Bref, pour un «like», il me semble qu’il faut un peu d’indulgence.      

L’affaire, c’est que, lorsqu’un élu ou une élue «like» un truc, surtout une publication ou toute chose pouvant être controversées, ça devient un peu plus douteux. J’avais sourcillé un peu en voyant qu’un élu de la Ville de Montréal (très à gauche) avait rejoint un groupe Facebook dont le but était de se moquer de mon physique. Un ami me l’avait fait remarquer.     

«C’est spécial, quand même, qu’un conseiller municipal décide de participer à un groupe Facebook dont la finalité demeure, à l’évidence, la cyberintimidation d’un chroniqueur dont il ne partage pas les opinions», m’avait écrit cet ami.     

Le tout est demeuré très marginal, mais j’en ai pris bonne note. Il me semble que la charge d’élu s’accompagne de responsabilités, notamment d’une certaine étiquette sur les réseaux sociaux. Un élu ne perd pas son droit à la liberté d’expression, mais on attend d’un élu qu’il (elle) soit conscient que toute prise de position de sa part pourrait lui être rappelée.     

Imaginons le cas d’une élue qui serait adepte de la théorie de la terre plate. C’est son droit d’y croire, mais elle sera questionnée à ce sujet. On l’a bien vu récemment en Outaouais.        

Les «amis» de Catherine Dorion
Photo d'archives, Simon Clark

Les «amis» de Catherine Dorion  

Une ex-collègue de travail, militante avouée de Québec solidaire, m’écrit ce matin pour me demander si j’ai lu la réponse de la députée «au cirque de mon collègue Martineau» (ce sont ses mots). Elle joint le lien afin que je puisse lire la publication. (Et c’est à ce texte de Catherine Dorion, public, sur sa page Facebook, que je réponds par la présente.)     

Et son message fait référence, de manière pertinente selon moi, aux «amis» de Catherine Dorion.      

«J’ai un problème avec ça. Avec la publication [de Marc-André Cyr] qui n’a rien d’une joke, comme elle dit. Car ce post-là est politique. C'est plus un manifeste qu’une joke. J’embarque pas là-dedans. Mais cette gang-là, c’est les amis de Catherine Dorion, c’est son following politique. Moi, il m’arrive d’être d’accord avec Bombardier. J’ai bien de la misère avec ça.»     

Effectivement, il est indéniable, pour moi aussi, que cette extrême gauche politique altermondialiste, antinationaliste, «no-borders», c’est le pain et le beurre politiques d’une députée comme Catherine Dorion. Aussi, je ne suis pas surpris que Catherine Dorion «like» un statut qui attaque de front les Facal, Martineau et Bombardier de ce monde.      

C’est que Catherine Dorion a déjà fait, elle-même, dans le même genre de publication douteuse que Marc-André Cyr. Vous souvient-il de sa vidéo sur YouTube, avec Safia Nolin, où elle attaquait de front les méchants «chroniqueurs populistes de droite» comme Martineau et «fucking Bock-Côté», pour citer Nolin?      

Donc, rien de nouveau ici.      

Dans sa réponse à Martineau concernant le «like» en question, la députée Dorion avoue une certaine «maladresse» et revendique, avec raison, son droit à la liberté d’expression, de «ne pas être lisse», comme elle dit, et de grafigner de temps en temps (ça, c’est de moi).     

Mais dans sa réponse, ce qui me titille le plus, c’est son incapacité de concevoir, semble-t-il, que le populisme, eh bien, il peut aussi se trouver du côté de ses amis. Catherine Dorion insiste pour qualifier de joke la publication de Marc-André Cyr. Je la cite:      

«Tu peux la trouver trop raide, la joke de Marc-André. Mais tu ne peux pas dire que si quelqu’un en a ri, c’est parce qu’il souhaite la mort de gens, et continuer de te prétendre chroniqueur. C’est de la désinformation, de la diffamation, de l’intimidation et tous les gros mots que tu voudras. Ça suffit, le twistage de réalité, le tapage sur la tête, le harcèlement médiatique par une petite poignée de personnes qui dévalorisent le métier de chroniqueur ou d’animateur.»     

Je suis absolument convaincu que la députée ne souhaite la mort de personne, c’est l’évidence.      

Mais qu’on ne vienne pas me faire croire que ce statut de Marc-André Cyr est banal, que ce n’est qu’une blague – raide, selon certains – et que celui-ci n’emprunte pas, justement, aux plus nauséabondes dérives populistes. Ce n’est pas une «joke raide», c’est du mépris. C'est une attaque frontale qui n'a rien d'ironique.       

Et comme la députée termine sa réponse en affirmant qu'«il y a des gens chez nous qui veulent servir le Québec», je lui repose la question... en quoi ce type de publication, implicitement violente et déplacée, nous sert, collectivement, en ce moment de pandémie, en ce moment où, collectivement, l’écrasante majorité des Québécois rame dans la même direction?      

Marc-André Cyr a visé certaines personnes de front. Il s’attendait à quoi? Et ceux qui appuient ce genre d’attaques mesquines, même en se cachant derrière la fausse prétention de l’humour, ils s’attendent à quoi?      

S'il y a des «hits» qui revolent partout et une controverse ou une «mise en scène», c’est d’abord et avant tout le fait de la publication de Cyr, rien d’autre.     

Oui, ce type de publication, celle de Cyr, celle de Dubé juste après (lui qui souhaite que Martineau attrape le coronavirus), oui, tout cela nous détourne de l’essentiel. Et ça nuit à tout le monde.     

Si seulement la députée était capable, dans sa réflexion, de le considérer, ça aussi... Des populistes et des intimidateurs, il y en a aussi parmi ses «amis».