/sports/hockey
Navigation

Un record et un contrat

Nicolas Deslauriers a retrouvé le bonheur avec les Ducks

Un record et un contrat
Photo Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Teemu Selanne, Paul Kariya, Ryan Getzlaf et Corey Perry détiennent la grande majorité des records dans l’histoire assez récente des Ducks d’Anaheim. À sa première saison avec l’équipe californienne, Nicolas Deslauriers a trouvé une façon d’inscrire son nom dans le livre des records de la concession.

• À lire aussi: Nicolas Deslauriers: quatre jours en VR 

Le 10 mars, Deslauriers a marqué trois buts dans un gain de 5 à 2 contre les Sénateurs d’Ottawa au Honda Center. Il a touché la cible trois fois en première période contre le gardien Marcus Hogberg. Il a eu besoin de 11 min 49 s pour inscrire le premier tour du chapeau de sa carrière dans la LNH et le plus rapide dans l’histoire de l’équipe.

« Je n’avais jamais connu ce sentiment, a dit Deslauriers avec le sourire dans la voix. C’était fou. J’ai décoché trois tirs et trois buts. C’était un sentiment spécial. J’étais un peu mêlé pour les deux dernières périodes. Après le match, j’ai appris que c’était le tour du chapeau le plus rapide dans l’histoire de l’équipe. Ça ajoutait la cerise sur le sundae. Mon dernier tour du chapeau devait remonter au niveau novice. »

Avant cette rencontre, l’avant-dernière pour les Ducks avant la suspension de la saison, le Québécois avait connu deux matchs de deux buts dans la LNH. Les deux fois, c’était lors de la saison 2017-2018 avec le Canadien. En 376 matchs, le robuste ailier a donc un tour du chapeau et deux doublés à son palmarès.

« J’aime croire que j’étais sur une lancée, mais que j’ai été freiné par l’interruption de la saison, a-t-il répondu. Je ne prends pas le crédit pour mes trois buts. Sur mes deux premiers buts, j’ai reçu de belles passes de Carter Rowney. Sur le troisième but, j’ai trouvé ça drôle. David Backes m’avait dit qu’il était pour gagner la mise en jeu et me remettre la rondelle. Je n’avais qu’à la ramasser et tirer dans le filet. C’est ça qui est arrivé. »  

Un record et un contrat
Photo Martin Chevalier

Deux ans de plus

Échangé du CH aux Ducks le 30 juin 2019, Deslauriers a rapidement fait son deuil de Montréal.

« Je savais qu’en me faisant échanger aux Ducks, j’étais pour mieux cadrer avec cette équipe, a-t-il expliqué. J’ai adoré mon temps à Montréal. C’était un rêve de jouer pour le Canadien. Mais j’avais probablement besoin d’un autre départ. Les Ducks ont un style de jeu qui me convient mieux. C’est un peu plus robuste dans l’Ouest.

« Ce n’est pas facile de mettre le pied dans la LNH, mais j’ai aussi appris que c’est encore plus dur d’y rester. J’ai vécu une transition facile à Anaheim. J’ai rapidement construit une bonne relation avec notre coach Dallas Eakins et notre DG Bob Murray. »

Deslauriers gardera les deux pieds dans la LNH pour encore un minimum de deux saisons. Au sommet du circuit avec 14 bagarres cette saison, l’ailier a paraphé une prolongation de contrat de deux ans et
deux millions $ (1 M$ par année) le 15 février.

« Avec les Ducks, j’ai démontré qui je suis comme joueur. J’ai eu besoin de temps en début de saison, mais j’ai fini par gagner ma place. Du jour au lendemain, mon agent m’a téléphoné pour me dire qu’il y avait un intérêt pour une prolongation [de contrat]. Je voulais une entente à long terme. J’ai une famille, je recherche de la sécurité. J’aurai aussi un stress de moins pendant l’été. J’ai déjà mon contrat. »

Avec la pandémie de COVID-19 et des pertes de plusieurs millions $ pour les 31 équipes de la LNH, Deslauriers a signé son contrat au moment opportun.