/news/coronavirus
Navigation

COVID-19: les entreprises de la construction craignent une hécatombe

Coup d'oeil sur cet article

Environ 60 % des entreprises québécoises du domaine de la construction résidentielle craignent de ne pas pouvoir passer à travers la crise de la COVID-19 si les chantiers restent fermés pendant deux mois. 

• À lire aussi: Les fonds de travailleurs sous pression en raison de la COVID-19  

C’est le constat que fait l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) à la suite du dévoilement mardi d’un sondage qu’elle a mené auprès de ses membres. 

  • Écoutez l'entrevue du V.P affaires publiques de l'APCHQ avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

Elle a affirmé par communiqué que la reprise économique «serait grandement fragilisée» si le domaine de la construction restait en veille au-delà du mois de mai. 

«Incontestablement, les résultats de notre sondage dressent un portrait inquiétant des impacts de la crise sanitaire de la COVID-19 pour le secteur de la construction», a déclaré François Bernier, vice-président principal Affaires publiques à l’APCHQ. 

Cette organisation a affirmé que 73 % des entrepreneurs du secteur résidentiel font face à des annulations de contrats. Ainsi, pour deux entrepreneurs sur trois, ces résiliations se sont traduites par une «baisse immédiate du chiffre d’affaires annuel, allant de 10 % à 50 %». 

Le sondage indique que 76 % des entrepreneurs ont déjà effectué des mises à pied depuis la fermeture des chantiers décrétée la semaine dernière par le gouvernement du Québec jusqu’au 13 avril. Cette mesure, qui s’applique aussi à toutes les entreprises non essentielles, vise à contrer la propagation de la COVID-19. 

Et si les interdictions étaient prolongées, la situation serait encore pire pour ce secteur d’activité. Si les travailleurs de la construction restaient sur la ligne de touche durant trois mois, près de 80 % des entrepreneurs n’arriveraient pas à survivre sans aide gouvernemental, a mentionné l’APCHQ. 

Elle a estimé que plus de 10 000 logements devaient être livrés au cours des mois d’avril, mai et juin au Québec.