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Ligue Frontier: Le début de saison des Capitales et des Aigles repoussée

Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le président des Capitales de Québec, Michel Laplante

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Sans surprise, le début de saison des Capitales de Québec et des Aigles de Trois-Rivières dans la Ligue Frontier de baseball indépendant a été repoussé à une date indéterminée en raison de la pandémie de coronavirus. Les activités du nouveau circuit devaient débuter le 14 mai prochain.  

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Cette décision devenait inévitable au moment où l’épidémie gagne du terrain quotidiennement aux États-Unis. À l’exception des Capitales et des Aigles, les 12 autres formations du circuit créé à la suite de la fusion avec la Ligue Can-Am sont basées dans sept États américains, incluant celui de New York qui est frappé de plein fouet.     

«La santé et la sécurité de nos partisans, nos joueurs et des membres de nos équipes sont notre priorité pour l’instant. Nous faisons actuellement tout en notre pouvoir pour que la saison 2020 ait lieu. Nous continuons sans cesse d’être à l’écoute des directives et des recommandations des autorités compétentes de tous nos marchés», a déclaré par voie de communiqué le commissaire Bill Lee.   

«On se doutait que le 15 mai (premier match des Capitales prévu contre les Crushers de Lake Erie) était utopique. On ne s’avance pas pour une éventuelle date parce que tous ceux (les ligues et organisations sportives) qui l’ont fait ont dû retravailler leurs dates», a expliqué au bout du fil le président du club de Québec, Michel Laplante.   

Scénarios à l’étude  

Même si le jour où l’épidémie sera jugulée chez nos voisins du Sud semble bien loin, Laplante et ses partenaires de la Ligue Frontier maintiennent l’espoir qu’ils pourront organiser une saison en 2020. Une panoplie de scénarios sont actuellement sur la table.   

«C’est sûr que ça va être écourté [...] Maintenant, est-ce qu’on va commencer le 1er juin? Le 15 juin? Le 1er juillet? Allons-nous disputer 70 matchs au lieu de 96? Le commissaire et la ligue ont mené des sondages individuels auprès des équipes pour connaître leur situation de bail. Certaines équipes partagent leur stade avec des collèges américains. Dans le cas de Québec et Trois-Rivières, on peut aller aussi loin qu’on veut», a mentionné Laplante, heureux de voir le consensus qui se dégage autour de la table des propriétaires en cette période difficile.   

«On va se garder du temps avant de penser à l’option d’annuler la saison. On a tous la volonté de vouloir redonner des moments de bonheur aux gens après ce qu’ils auront vécu. Contrairement aux ligues majeures, où on parle d’un gros bateau, on est peut-être capable de se virer de bord en trois semaines», a-t-il renchéri.   

Impacts financiers  

En attendant, le président des Capitales ne se berce pas d’illusions et est bien conscient que cette crise aura des répercussions négatives sur le plan financier pour plusieurs équipes du baseball indépendant. Les locataires du Stade Canac n’y échapperont pas.   

«On a diminué nos employés au maximum qu’on pouvait. Nos opérations baseball, avec Patrick [Scalabrini] à Québec et T.J. [Stanton] à Trois-Rivières fonctionnent toujours parce qu’ils doivent continuer leurs recherches et répondre aux questions de leurs joueurs.   

«Financièrement, on n’est pas subventionnés. Ce qui me fait mal, c’est qu’on a dû annuler des événements prévus sous le dôme pour amasser de l’argent, notamment pour Lauberivière. On est en train de voir les effets dominos que ça crée à long terme, et en les analysant un par un, c’est plus gros que je pensais. On n’est que du sport, et dans l’escalier des priorités, on n’est probablement pas en haut.»