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Les commerçants québécois crient à l’aide urgente

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Craignant la faillite, les commerçants du Québec réclament des propriétaires des édifices et centres commerciaux des allègements urgents afin de les aider à survivre à la crise sanitaire en cours. 

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Par la voix du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), les détaillants proposent notamment à tous les locateurs, incluant les grands propriétaires immobiliers, de prévoir la suspension immédiate des loyers commerciaux. 

«Nous comprenons que les propriétaires de locaux commerciaux ont, eux aussi, leurs enjeux financiers. Toutefois ils n’ont rien à gagner si les détaillants ne sont pas en mesure de rouvrir à la reprise», peut-on lire dans le communiqué que vient de diffuser la CQCD. 

Le représentant officiel de l’industrie du détail au Québec réclame aussi l’harmonisation des règles prévues dans les divers contrats de location visant le paiement des loyers durant la période d’interruption imposée par le gouvernement, ainsi que l’allègement de leurs baux commerciaux à la période de reprise graduelle des affaires. 

Sans assouplissement uniforme des loyers commerciaux de la part des locateurs, écrit le CQCD, la survie même de leur locataires est en jeu, risquant d’entrainer les propriétaires d’édifices commerciaux avec eux, dans une spirale qui pourrait s’avérer catastrophique. 

L’industrie du détail du Québec regroupe 45 000 établissements commerciaux et génère plus de 480 000 emplois. Un sondage diffusé cette semaine par la FCEI indiquait que plus du quart des propriétaires de PME au pays ne seront pas en mesure de payer leur loyer en avril.