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Taux d’intérêt élevés des cartes de crédit: «on va assister à des faillites et des faillites», craint Lise Thériault

Lise Thériault
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD Lise Thériault

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Préoccupée par l’endettement des Québécois en pleine crise du coronavirus, la députée et ancienne ministre libérale Lise Thériault presse le gouvernement fédéral de plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit.  

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«On met sur pause les écoles, on met sur pause les entreprises, on met sur pause le Québec. La seule chose qui n’est pas sur pause, ce sont les taux d’intérêt sur les cartes de crédit. C’est comme absolument pas normal», a martelé la porte-parole du PLQ pour la protection des consommateurs à QUB radio, mercredi.   

Selon Mme Thériault, il est inconcevable que les différents paliers de gouvernement font des efforts pour soutenir financièrement les citoyens affectés par la pandémie, mais que les institutions financières ne participent pas au mouvement d’aide, du moins en ce qui concerne les cartes de crédit.      

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Lise Thériault sur QUB radio:   

«Tout le monde fait quelque chose pour pouvoir s’en sortir et dire que ça va bien aller, mais il va falloir que le gouvernement fédéral songe sérieusement à prendre des décisions pour les institutions financières», a soutenu la politicienne.   

En ce sens, cette dernière s’indigne de constater que les consommateurs doivent encore payer «du 20-24% d’intérêt alors que le taux directeur est à 0,25%».   

C’est pourquoi elle demande au gouvernement Trudeau d’agir et de prendre la décision de plafonner les taux d’intérêt «si les banques ne sont pas capables elles-mêmes de prendre les décisions».   

«Ce n’est pas normal que le taux directeur soit si bas, qu’il fluctue, [que] tout fluctue sauf les taux d’intérêt sur les cartes de crédit», a-t-elle précisé au micro d'Antoine Robitaille.   

Si rien n’est fait, la députée d’Anjou–Louis-Riel croit d’ailleurs que la situation pourrait dégénérer et prendre une tournure dramatique pour plusieurs Québécois.   

«Les gens vont continuer de s’endetter et on va assister à des faillites et des faillites. Ça va être dû, en grande partie, aux cartes de crédit qui sont comme très chargées et surchargées», a-t-elle conclu.

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