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La police de Lévis sort l’artillerie lourde

La police de Lévis sort l’artillerie lourde
Photo d'archives

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La police de Lévis prend les grands moyens pour s’assurer que la distanciation sociale soit bien respectée.  

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Une unité spéciale COVID-19 est créée, les patrouilles seront bientôt intensifiées et des contraventions salées seront données aux personnes réfractaires.  

<b>Gilles Lehouillier</b><br /><i>Maire de Lévis</i>
Photo d’archives, Jean-Francois Desgagnés
Gilles Lehouillier
Maire de Lévis

« Vous allez constater une présence policière accrue, a révélé le maire Lehouillier, jeudi. Ne vous surprenez pas si des policiers vous interpellent pour faire respecter la distance exigée entre les personnes. Ils ne le font pas par caprice. Ils ne le font pas par zèle. Ils le font par nécessité. » 

Selon lui, « ça ne donne rien de se confiner dans nos résidences si, par exemple, je dis aux gens de ma rue qu’on se rejoint au bout de la rue et qu’on va aller prendre une marche tout le monde ensemble. Je viens d’annuler tous les efforts de confinement qu’on fait tous ensemble. » 

La mesure de distanciation sociale ne s’applique évidemment pas aux membres d’une même famille vivant sous le même toit, a rappelé le maire. 

ÉCOUTEZ l'entrevue de Gilles Lehouillier, maire de la ville de Lévis, sur QUB radio:  

La nouvelle unité lévisienne est constituée de 14 policiers qui étaient auparavant affectés aux escouades moto et vélo. 

La semaine dernière, la police de Lévis dit avoir reçu 101 appels en lien avec des cas présumés de bris des consignes d’isolement. De ce nombre, environ 70 appels étaient fondés. Aucun constat d’infraction n’a cependant été donné pour le moment.  

« Moins tolérants », dit Legault 

Lors de son point de presse, le premier ministre François Legault a fermement appelé, jeudi, les maires et les policiers des grandes villes à être « moins tolérants » face aux récalcitrants. 

« Les policiers vont distribuer plus d’amendes (qui) varient entre 1000 $ et 6000 $ par personne. C’est tout ce que méritent les gens qui ne respectent pas les consignes », a-t-il asséné. 

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D’après lui, « il y a des vies qui sont en danger. Si on continue d’avoir des rassemblements puis des entreprises qui fonctionnent alors que ce n’est pas essentiel, il va y avoir des morts. Donc c’est très, très, très sérieux. » 

« Pas des réunions » 

Horacio Arruda, directeur national de la santé publique, a ajouté que « quand on vous permet d’aller prendre une marche à l’extérieur, ce n’est pas pour aller faire des réunions ensemble sur le perron ou dans un parc à deux, trois mètres de distance [...] Si on commence à faire ça, la mesure ne marche plus. »