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COVID-19: Québec joue dur pour les masques

Le gouvernement prêt à faire tout ce qu’il faut pour que les commandes se rendent dans nos hôpitaux

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Transactions payées « comptant » à des intermédiaires chinois et transports sous escorte policière : le gouvernement Legault joue du coude afin de garantir l’arrivée au Québec de millions de masques, que les États s’arrachent.  

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Si la bataille des Québécois pour freiner l’épidémie de coronavirus est encore loin d’être gagnée, il en est de même pour celle du gouvernement visant à assurer des approvisionnements suffisants en matériel de protection (masques, gants, blouses, etc.).   

« On a reçu quelques commandes. C’est vrai que ça arrive un peu à la miette », a avoué le premier ministre. Contre qui le Québec doit-il se battre ? « Tous les autres pays qui veulent en avoir », a résumé François Legault.   

Dans un contexte de crise planétaire et devant l’urgence des besoins, il a laissé entendre que son gouvernement est prêt à payer le prix malgré la surenchère. « Oui, les prix ont augmenté, mais ça n’a pas de valeur, pour moi, la vie des Québécois. Donc, on est prêts à payer ce qu’il faut, le prix qui est demandé », a déclaré le premier ministre.   

Son entourage a toutefois refusé de préciser dans quelle mesure. À titre comparatif, certains États américains paient actuellement jusqu’à 20 fois le prix pour s’approvisionner en équipements médicaux.   

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« Une période risquée, critique »  

« On fait tout ce qu’il est possible de faire pour que les commandes qu’on passe se rendent jusque dans nos hôpitaux ici, au Québec, a soutenu M. Legault. [...] On joue le jeu : s’ils veulent être payés en comptant, on va les payer en comptant si c’est nécessaire ! »   

Il ne faut toutefois pas s’imaginer que le gouvernement québécois traite avec des émissaires chinois en apportant des valises débordant d’argent : par « comptant », le premier ministre voulait dire que les fournisseurs sont payés « sur-le-champ », à la livraison (cash on delivery), a plus tard précisé son cabinet.   

Quant aux équipements fabriqués ici, au Québec, « c’est plus de l’ordre de... trois, quatre, cinq semaines [d’attente] », estime M. Legault.    

D’ici là, « on a du matériel pour une semaine », a-t-il répété. « Il y a comme une période difficile, a-t-il admis. [...] Il y a effectivement une période risquée, critique, entre les deux. »   

M. Legault en a profité pour remercier toutes les entreprises qui offrent des masques. Il a cité à titre d’exemple Air Transat, qui a donné 25 000 masques.   

« Vous ne pouvez pas vous imaginer, depuis quelques jours, le nombre de [...] centaines de courriels que j’ai personnellement reçus de gens qui veulent nous offrir des masques », a rapporté le premier ministre.   

« J’apprécie ça, là, mais on cherche des millions de masques, a-t-il poursuivi. [...] Pour donner un petit ordre de grandeur, on utilise des centaines de milliers de masques par jour. »   


LE BILAN CONTINUE DE S’AGGRAVER AU QUÉBEC :    

  • Avec 907 nouveaux cas, on compte maintenant 5518 personnes infectées   
  • Trois décès additionnels, ce qui porte le décompte à 36 morts   
  • 20 % plus d’hospitalisations pour un total de 365 patients (+58)   
  • 96 patients aux soins intensifs (+14)      

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