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Une semi-liberté révoquée après le meurtre

La CLCC a rédigé une décision de sept pages après la condamnation à perpétuité d’Eustachio Gallese

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Photo d'archives, Agence QMI Eustachio Gallese, condamné pour le meurtre de Marylène Lévesque.

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La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a évalué si elle devait révoquer la semi-liberté d’Eustachio Gallese après sa condamnation pour le meurtre de Marylène Lévesque.

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La CLCC a révoqué la semi-liberté d’Eustachio Gallese à la suite de la condamnation de ce dernier pour le meurtre de Marylène Lévesque (à droite).
Photos d'archives
La CLCC a révoqué la semi-liberté d’Eustachio Gallese à la suite de la condamnation de ce dernier pour le meurtre de Marylène Lévesque (à droite).

La CLCC, qui avait accordé une semi-liberté à Gallese, vient de publier une décision de sept pages le 30 mars 2020 pour révoquer cette semi-liberté.

Même si Gallese se trouve déjà derrière les barreaux pour un minimum de 25 ans, un commissaire a rédigé une décision détaillée avec toutes les justifications liées à cette décision finale inutile en l’espèce.

Après le plaidoyer de culpabilité du meurtrier le 27 février 2020, cette procédure administrative était-elle obligatoire ? La CLCC n’a pas répondu.

Eustachio Gallese a plaidé coupable le 27 février dernier à une accusation de meurtre au premier degré pour avoir poignardé à une trentaine de reprises Marylène Levesque, dans un hôtel de Sainte-Foy, le 22 janvier.

Pas d’audience

Condamné en 2006 pour le meurtre de son ex-conjointe, Gallese avait rencontré en juin 2019 sa seconde victime dans un salon de massage, où son agente de libération conditionnelle lui avait donné le droit de se rendre à raison d’une fois par mois.

Le 30 mars dernier, la CLCC précise également que le meurtrier, après avoir confessé son homicide, a renoncé à son droit à une audience. Dans la décision, la CLCC revient sur la permission de fréquenter un salon de massage.

« La Commission retient de votre dossier que dans la mesure où vous faisiez preuve de transparence et de collaboration, votre ÉGC du Service correctionnel du Canada (SCC) vous avait permis d’assouvir vos besoins sexuels en fréquentant un salon de massage, une façon qui a plus tard été jugée inappropriée par la Commission. » 

Risque inacceptable

Après son deuxième meurtre, la Commission a continué d’analyser son dossier avec les formulations habituelles dans la plupart des dossiers. Elle précise même que le potentiel de réinsertion sociale de Gallese a été revu à la baisse.

« Au terme de son analyse, la Commission révoque votre semi-liberté puisqu’elle est convaincue qu’une récidive de votre part, avant l’expiration légale de votre peine, présentera un risque inacceptable pour la société. Dans ce contexte, la Commission est d’avis qu’aucune mesure de surveillance ne permettra de gérer le risque que vous représentez en communauté [...]. »