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La décision de fermer des garderies privées non subventionnées ne passe pas

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Des travailleurs de services essentiels dénoncent la fermeture des garderies privées non subventionnées, estimant que la situation pourrait perturber psychologiquement les enfants concernés, en plus d'augmenter les risques de propagation du virus.   

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Samedi dernier, plusieurs parents d’enfants ont appris qu’ils devaient trouver une autre garderie avant le 3 avril, date à laquelle prennent fin les services en garderies privées non subventionnées.

Pour plusieurs, la nouvelle ne passe pas.

« Nous ne l’avons pas vu venir. C’est mon opinion, mais c’est aussi celle de mes collègues, que ce soit des médecins, des infirmières ou tout autre membre du personnel des services essentiels », déplore la Dre Renée-Myriam Boucher, dont l’enfant fréquentait la petite école Vision, à Sillery.

La Dre Boucher, neurologue, se dit très préoccupée par les conséquences psychologiques que peut avoir un changement de milieu de garde chez un enfant, mais aussi par les répercussions épidémiologiques.

« Nous avions un service de garde où l’on retrouvait toujours les mêmes enfants, les mêmes éducateurs et les mêmes parents. Là, on transfère tout le monde dans un nouveau milieu, ce n’est pas l’idéal », laisse-t-elle tomber, expliquant que cela augmente ainsi les risques de contamination.

Il y a beaucoup de travailleurs de la santé dont les enfants fréquentent les milieux privés, évoque la neurologue. « Ça met en péril notre santé et la disponibilité des travailleurs de la santé », fait-elle valoir.

Les deux enfants du Dr Jean-Philippe Drolet fréquentaient eux aussi, la petite école Vision, à Sillery. Son conjoint et lui ont retiré leurs enfants de la garderie « pour faire leur part ».

« On croyait que c’était pour deux semaines, alors mon conjoint a arrêté de travailler, mais il doit reprendre lundi », poursuit-il, précisant que son conjoint travaille lui aussi en santé.

Ils ont réussi à trouver deux places d’urgence, mais l’inquiétude demeure.

« Mon plus vieux est atteint du spectre de l’autisme. Les transitions sont très difficiles », se désole-t-il. 

Beaucoup de risques

Les deux parents estiment que la décision est purement économique et qu’elle augmente énormément les risques de contagion, pour les économies à faire.

« Nous sommes énormément de travailleurs en santé qui vont essayer de trouver des places. Le taux de fréquentation de 20% va monter à 30%, avec la hausse également du risque de contagion », déplore-t-il.

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