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L’après-COVID-19: l’UMQ veut un «coup d’accélérateur» pour les projets structurants

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Une fois la «crise sanitaire» passée, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) demandera au gouvernement du Québec de donner «un coup d’accélérateur» aux mégaprojets provinciaux incluant le réseau structurant de transport en commun de Québec. 

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Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ.
Photo d'archives, Didier Debusschère
Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ.

C’est ce que Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ, a fait savoir en entrevue avec le Journal. Mercredi matin, les membres du conseil d’administration de l’UMQ, dont le maire Labeaume, ont participé à une conférence téléphonique pour accorder leurs violons. 

«Ce qui est au PQI (Plan québécois des infrastructures) du gouvernement du Québec doit être accéléré. On souhaite une accélération des investissements. Il faut aller plus vite», a insisté Mme Roy. 

Est-ce que cela veut dire que le tramway de Québec doit être livré en 2024 au lieu de 2026, par exemple? «Oui. Concrètement, ça veut dire ça. Tout à fait, a-t-elle convenu À la reprise, il faut s’assurer d’accélérer la réalisation des projets municipaux qui sont prévus au PQI, dont le projet structurant en transport en commun à la Ville de Québec (...) Il faut aller plus vite pour relancer l’économie partout.» 

Interrogé à savoir si la COVID-19 pourrait paradoxalement accélérer la réalisation du réseau structurant de Québec, François Moisan, porte-parole de Régis Labeaume, a prudemment répondu que «le dossier suit son cours». 

Mardi, le Journal révélait que le gouvernement du Québec en est déjà à préparer l’après-crise. 

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Autres revendications 

D’autre part, Suzanne Roy compte demander que les conditions d’utilisation de la Taxe sur l’essence (TECQ) soient «assouplies» pour permettre aux municipalités d’investir rapidement dans divers domaines. 

Entre 2019 et 2023, les municipalités du Québec sont censées se partager 3 milliards et 415 millions$ en transferts gouvernementaux au nom de cette taxe. «Ces sommes importantes doivent permettre de relancer divers projets. Et pas seulement pour les routes, les égouts et l’aqueduc, parce qu’on va surchauffer ces domaines-là. Il faut être plus vastes dans nos investissements», a insisté la présidente intérimaire. 

Cette dernière n’exclut pas de demander d’autres assouplissements au gouvernement du Québec, y compris la possibilité pour les Villes de faire des déficits. Actuellement, la loi ne le leur permet pratiquement pas.