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COVID-19: 900 dénonciations

Le SPVQ intervient pour la distanciation

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon
Photo Stevens LeBlanc Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon

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La police de Québec estime recevoir « une centaine » d’appels par jour pour des interventions concernant le non-respect des règles de distanciation.

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Le chef du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon, a fait le point vendredi sur la situation à Québec depuis le début du confinement. M. Pigeon a indiqué que 900 interventions ont été faites depuis le début de la crise à la suite de dénonciations pour le non-respect du décret interdisant les rassemblements, l’absence de distanciation, ou pour des voyageurs qui ne respectent pas le confinement.  

Le chef du Service de police de la Ville de Québec, Robert Pigeon
Photo Stevens LeBlanc

Si les policiers ont obtenu « une entière collaboration » de la très grande majorité des gens, une vingtaine de dossiers sont présentement à l’étude pour des cas qui sont en « écart marqué avec ce qui est attendu et une absence totale de coopération » de personnes, voire même « une résistance active ».  

De 1000 à 6000 $

Après l’étude du dossier par les enquêteurs, le tout sera dirigé vers les procureurs qui décideront de donner des contraventions allant de 1000 à 6000 $. 

Sans vouloir le dire clairement, M. Pigeon a affirmé que ses policiers ont utilisé toutes les méthodes d’enquête à leur disposition, dont la géolocalisation, afin de retrouver quelqu’un, « le seul cas au Québec de non-collaboration d’une personne qui était atteinte de la maladie et ne respectait pas les règles de confinement ».

Violence conjugale

Le directeur du SPVQ a aussi indiqué qu’il y avait malheureusement une hausse des appels pour des cas de violence conjugale depuis le début du confinement. 

« C’est quand même notable » depuis le 12 mars, dit-il. Dans ces cas, il invite les gens vulnérables à appeler les policiers qui ont une préoccupation particulière pour ce genre de situation depuis le début de la crise. 

Une quinzaine de cas de plus que l’an dernier à la même période sont recensés. Une diminution des accidents et des vols est cependant enregistrée, d’ailleurs, les plans de patrouille ont été modifiés pour protéger les commerces actuellement vacants en raison de la pause.  

Le maire Régis Labeaume a quant à lui vanté le « travail extraordinaire » des policiers. « Les gens, les commerces veulent sentir la présence policière. »

Indiquant n’avoir aucun cas de COVID-19 dans ses rangs pour le moment, M. Pigeon assure aussi que les équipements de sécurité, dont les masques N95, sont en « quantité suffisante ».