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Dénoncer ou «stooler»?

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Du jamais vu pour ma part, un premier ministre qui demande en conférence de presse aux forces policières du Québec d’être moins tolérants. On a déjà vu des appels à la tolérance, mais pas une demande à être plus sévère.  

ON S’EN FOUT   

Une directive qui est surprenante, mais qui est de mise puisqu’il y a des gens qui se foutent éperdument des directives, au détriment de la santé des autres! Je suis poli, car certains les appelleront les imbéciles, les épais, les deux de pique... et, à l’extrême, les criminels.      

En espérant bien sûr qu’il n’y ait pas d’abus des forces policières puisque les lois leur donnent une grande latitude et une grande discrétion pour sévir. Je ne crois pas que ce sera le cas, mais ce qui est certain, c’est qu’ils doivent agir maintenant et ne plus laisser faire. Est-ce que la directive aurait dû être donnée plus tôt? Je crois que oui, ça fait longtemps qu’on voit des gens qui ne respectent rien, et pendant ce temps, le virus gagne du terrain.      

ON A COURU APRÈS   

On a un peu couru après, certes à cause d’une minorité vous direz, mais c’est fini le temps des recommandations et de se fier seulement à la bonne foi des citoyens. Vous verrez, dans les prochaines semaines le ton continuera à durcir et il y aura de plus en plus de sanctions pour la désobéissance. L’humain reste l’humain et on a malheureusement besoin de conséquences concrètes pour rester dans le droit chemin. Regardez, tout le système est fait de cette manière, et ce n’est pas pour rien. Un écart de conduite égale à une sanction. On peut penser à n’importe quel domaine et on comprend: les stationnements, les impôts, la conduite automobile, les comportements sociaux, etc. Pensez à n’importe quel domaine et il y a des conséquences pour les récalcitrants. C’est malheureusement comme ça que ça fonctionne, rien ne sert de se mettre la tête dans le sable.      

CONSÉQUENCES   

En ce moment, les conséquences pour le non-respect d’un ordre provincial, comme celui de ne pas se réunir, c’est des amendes qui vont de 1000$ à 6000$ et c’est le double pour une récidive. Ça fait mal au portefeuille et je crois que ça peut être suffisant pour donner l’exemple et inciter bien des gens à respecter les règles. Est-ce que ça peut décourager quelqu’un qui n’a pas d’argent et qui ne payera sûrement pas? Peut-être que non... c’est la raison pour laquelle on n'aura peut-être pas le choix de mettre en vigueur la loi fédérale sur les mesures d’urgence qui peut prévoir des peines d’emprisonnement.    

En parlant de peines d’emprisonnement, c’est déjà possible au Québec pour ceux qui reviennent de voyage et qui ne font pas la quarantaine de 14 jours. En effet, ils enfreignent la loi fédérale sur la quarantaine et celle-ci prévoit des accusations pour ne pas avoir respecté l’ordre ainsi que des peines d’emprisonnement.      

DÉNONCER OU PAS?   

Ceci étant dit, devons-nous dénoncer les récalcitrants? Est-ce que c’est mesquin et de mauvaise foi de dénoncer quelqu’un qui ne respecte pas les règles? Est-ce que c’est «stooler», comme on dit en bon québécois? La réponse est non, nous sommes rendus là. C’est trop important pour laisser faire. Nous ne sommes pas rendus comme dans d’autres pays avec des milliers de morts par jour. C’est encore le temps d’agir. Les autorités reçoivent beaucoup de dénonciations et c’est correct. Il ne faut pas tomber dans l’excès, mais ces règles sauvent des vies! On ne le dira jamais assez. Avant de dénoncer cependant, il peut y avoir des actions préalables à faire, par exemple avertir les personnes concernées d’une manière polie et sécuritaire. Cependant, si on fait face aux gens que je décrivais plus haut... il faut agir. L’exemple devra être donné avec des sanctions plus sévères sinon ça ne fonctionnera pas.