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COVID-19: encore plusieurs semaines avant de livrer des masques

Des manufacturiers québécois nagent en eaux troubles alors que le temps presse

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Alors que le temps presse, des manufacturiers québécois ne seront pas prêts à livrer leurs premiers masques avant encore quelques semaines.  

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«Les choses évoluent rapidement, mais il faut comprendre que ça reste complexe de développer des solutions avec les performances exigées dans le secteur de la santé», a déclaré Alain Duval, président et chef de la direction de Duvaltex, dont le siège social est à Québec.     

«Des miracles en quelques jours»  

«On essaie de faire des miracles en quelques jours, mais il faut quand même passer les étapes d’approbation et les tests qui sont rigoureux et exigeants», indique-t-il.     

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«Il reste encore beaucoup d’étapes à franchir avant de passer en mode volume industriel. Toutes nos équipes travaillent là-dessus sans relâche», ajoute-t-il.     

Duvaltex travaille en collaboration avec d’autres entreprises du textile pour accélérer le lancement de la production. «C’est difficile de dire quand nous serons prêts. Ça va dépendre du niveau de performance qu’on va atteindre. Le N95 est à peu près impossible à atteindre dans un délai aussi court», fait valoir Alain Duval.     

«Donc, on risque de viser plus les masques de procédures qui vont être quand même très sécuritaires. Avant de fabriquer un produit de performance, ça va prendre quelques semaines», a-t-il expliqué au Journal.     

Pas avant deux ou trois mois   

De son côté, la nouvelle usine de Medicom, qui produira au Québec des masques N95, ne sera pas fonctionnelle avant deux ou trois mois.      

«C’est définitif que le Québec et le Canada vont vouloir s’assurer d’une chaîne de production présente au pays à long terme. Pour notre part, on va en faire un axe stratégique, mais à court terme, on veut aider à soulager les risques des gens qui sont au front dans le secteur de la santé», a poursuivi M. Duval.     

Le risque de connaître des pandémies à répétition à l’avenir est réel, selon l’homme d’affaires.     

Besoin stratégique  

«Il va falloir se doter d’une infrastructure industrielle au pays pour les secteurs essentiels.»     

«Comme pour la santé et la défense, on devrait être autosuffisant. Malheureusement, on le découvre en gestion de crise. Ça va devenir stratégique pour le Québec et le Canada», a poursuivi M. Duval.      

Avec ses 550 employés, Duvaltex possède quatre usines au Québec et trois autres aux États-Unis. L’entreprise se spécialise dans le textile spécialisé et dans le textile technique.    

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