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La demande pour les bouteilles en plastique explose

L’usine des Produits Ben-Pak/Copak à St-Anselme produit plus de 80 000 bouteilles de plastique par jour pour répondre à la demande qui a explosé depuis le début de la crise.
Photo courtoisie L’usine des Produits Ben-Pak/Copak à St-Anselme produit plus de 80 000 bouteilles de plastique par jour pour répondre à la demande qui a explosé depuis le début de la crise.

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La prolifération des producteurs de nettoyants antiseptiques a fait exploser la demande de bouteilles de plastique.  

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L’usine des Produits Ben-Pak/Copak à Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, est sollicitée comme jamais, explique Amélie Nadeau, coordonnatrice à la production.     

«La demande est énorme. Nous avons 15 à 20 nouveaux clients par jour qui nous appellent pour essayer de trouver des bouteilles. C’est sûr que nous, on produit déjà au maximum de notre capacité avec plusieurs employés en temps supplémentaire», a raconté Mme Nadeau.     

L’usine des Produits Ben-Pak/Copak à St-Anselme produit plus de 80 000 bouteilles de plastique par jour pour répondre à la demande qui a explosé depuis le début de la crise.
Photo courtoisie

Le problème n’est pas le recrutement, mais la formation de la main-d’œuvre. Avec la distanciation sociale et le bruit des équipements, il est difficile, selon elle, de former de nouveaux employés.     

24 heures par jour  

L’usine fonctionne 24h par jour à raison de cinq jours par semaine depuis le début de la crise.     

«La fin de semaine, les employés ont besoin de repos. Les laboratoires pharmaceutiques nous drainent 33 000 bouteilles par jour, en plus des autres machines qui produisent d’autres formats dédiés à des produits sanitaires et de désinfection.»     

Au total, l’usine de Saint-Anselme fabrique au bas mot entre 75 000 et 80 000 bouteilles quotidiennement.     

«On a retardé certaines productions de clients qui ne sont pas dans ce secteur-là pour se concentrer sur la crise du coronavirus. On réussit à fournir aussi plusieurs CIUSSS qui ont besoin de plus petites bouteilles pour mettre des produits antiseptiques. Au fur et à mesure qu’on a du stock de prêt, ça part. On priorise les clients qui sont déjà dans le domaine»     

Toute la production de cette entreprise québécoise, dont le siège social est à Montréal, est destinée au marché domestique. L’entreprise ne fait pas d’exportation.     

Pénurie de bouchons  

Un autre problème se pointe toutefois à l’horizon. C’est la pénurie de bouchons.     

«Les clients veulent des pompes. Ils ne veulent pas de bouchons qui vissent à cause des risques de contamination. On a essayé de placer des commandes de pompes, mais on n’est pas capable d’en avoir avant le mois de juillet. La majorité des pompes viennent de la Chine.»     

Du côté de la granule de plastique, qui sert à fabriquer les bouteilles, Mme Nadeau assure qu’elle a des provisions de résine pour produire à ce rythme pendant deux mois et demi, peut-être plus.