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Les essais pour certifier des masques seront effectués la semaine prochaine

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Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) est intervenu vendredi pour accélérer le processus d’homologation des masques que veut confectionner une entreprise de la Beauce.  

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Le président de Confection C. Cliche déplorait, jeudi, que personne, pas même au gouvernement, ne pouvait le guider dans le processus d’homologation. Son appel a été entendu puisqu’une représentante du MSSS est entrée en communication avec lui, vendredi matin, pour prendre les choses en main.

« Le dossier s’est réglé directement avec les plus hautes instances du gouvernement. Le groupe tactique du ministère de la Santé a pris en charge tout ça pour faire faire les tests dans les plus brefs délais », a affirmé Stéphane Cliche, président. 

Possibilité de 30 000 masques 

Si son procédé est homologué rapidement, l’homme d’affaires estime qu’il peut produire 30 000 masques avec ses partenaires. 

Toutefois, malgré de nombreuses démarches avec le gouvernement, il était impossible pour lui de savoir à qui s’adresser pour effectuer les tests servant à certifier les masques. 

« Le gouvernement du Québec a accès à des laboratoires qui feront l’analyse. Les résultats seront envoyés à Santé Canada qui déterminera si le produit répond aux normes. La réponse devrait être connue au milieu de la semaine prochaine. Dans le meilleur des cas, ça pourrait être aussi vite que ça », a ajouté l’homme d’affaires qui, habituellement, produit des vêtements dans son usine de Saint-Odilon-de-Cranbourne. 

M. Cliche et ses partenaires ont développé un modèle de masque facile à produire en utilisant de l’équipement de couture standard. Plusieurs compagnies au Québec pourraient donc s’y mettre si le masque obtient les certifications.

« Si ça fonctionne et qu’on parvient à trouver de la main-d’œuvre, des couturières, après ça, il n’y a pas vraiment de limite », explique-t-il, tant que l’approvisionnement en matière première est au rendez-vous.

Des blouses de protection seront également fabriquées par l’entreprise au cours des prochains jours. Par ailleurs, selon lui, les gouvernements n’encouragent pas assez l’achat local dans des secteurs d’activité critiques comme celui des équipements de santé. 

« Si on gardait un 20 % d’achat canadien dans certaines industries pour garder quelques joueurs ici, on ne se retrouverait pas dans une situation comme celle que l’on vit », croit l’homme d’affaires, qui donne en exemple l’industrie du textile, où les joueurs canadiens sont rares aujourd’hui, mais prisés en temps de crise.

– Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron